The following postings concern published articles and interviews on or by Jean-Mée Desveaux during his career as economist, journalist or as Special Adviser to the Hon. Paul R. Bérenger, Deputy Prime Minister and Prime Minister of Mauritius 1995-1997 and 2000-2005, respectively. The journalistic contributions range over a few decades and include interviews in the late 1970’s, economic analysis and opinion articles of a more recent vintage.
JM et les chefs coutumiers de la République démocratique du Congo
23 April 2008
19 April 2008
Il l’a échappé belle
l'express du 19/4/2008
Une semaine avant le crash, un Mauricien a voyagé à bord du DC-9 qui s’est écrasé mardi dans la République démocratique du Congo. Jean Mée Desveaux avait voyagé par cet avion pour un déplacement à Mbandaka la capitale de la Province de l'Equateur la semaine dernière. Il travaille au Congo pour le compte de la Banque mondiale.
18 February 2008
«Maurice n’a pas la volonté de s’attaquer à la corruption»
l'express du 18/02/2008
| QUESTIONS A JEAN-MEE DESVEAUX |
● Vous êtes le conseiller du ministre des Finances de la République démocratique du Congo (RDC) sur le Projet multisectoriel d’urgence de réhabilitation et de reconstruction (PMURR) financé par la Banque mondiale (BM) à hauteur de $ 700 millions. Peut-on présumer que les risques que les fonds octroyés par les organismes internationaux dans le but de réaliser les projets de développement dans ce pays soient détournés et mal utilisés sont réels ?
L’ancien Zaïre (Congo belge) était exsangue après 35 ans de gouvernance catastrophique sous Mobutu (avec le soutien direct des pays occidentaux) quand l’avènement de Laurent Désiré Kabila au pouvoir, à la fin des années 90, a plongé le pays dans dix ans de guerre où étaient impliqués la dizaine de pays qui entourent la RDC. Il y a eu 5 millions de morts depuis 1997 causés par ce conflit et en ce moment même 45 000 civils meurent encore chaque mois. Toute la région des grands lacs s’en trouvait menacée.
Cette situation explique deux choses : d’abord la communauté internationale ne pouvait fermer les yeux devant une catastrophe humanitaire d’une telle ampleur, d’où l’organisation des élections de 2006 et l’Accord de Don et de Prêt entre la RDC et la BM, unique en son genre de par son mode de fonctionnement et son envergure. Ensuite, il n’existait pas, au sein de l’Etat congolais, une structure administrative viable qui pouvait entreprendre, de façon efficiente, un projet de reconstruction du pays. La fonction publique était dans un état de délabrement avancé, avec des salaires impayés qui se comptaient en années et des fonctionnaires réduits à la mendicité.
● En quoi ce programme est-il unique ?
Ne pouvant s’appuyer sur le secteur public pour entreprendre ces travaux de construction et de réhabilitation dans la production d’électricité, l’adduction en eau potable, la navigabilité fluviale, la construction de quelque 1 000 km de routes, la BM et le gouvernement de la RDC ont lancé un appel d’offres international pour une Project Management International Firm qui agirait en tant que maître d’ouvrage délégué en lieu et place du ministère des Finances. Une firme internationale, Louis Berger SAS, a remporté ce contrat et ma fonction est de faire le monitoring financier et technique de cette dernière pour le compte du ministre des Finances, en m’assurant que les contrats et paiements faits aux entreprises, aux maîtres d’œuvre et autres acteurs du PMURR sont conformes aux règles de passation de marché et de déontologie de la BM, ceci dans l’intérêt de la RDC.
● De par cette expérience internationale, pensez-vous que nous avons à Maurice le mécanisme et les institutions indispensables pour combattre la corruption ?
Maurice pourrait donner des leçons au monde en ce qui concerne les mécanismes institutionnels pour combattre la corruption. Malheureusement, ce ne sont là que des fanfreluches, des habits qui, loin de faire le moine, cachent les vampires qui s’abreuvent du sang du peuple et l’appauvrissent davantage. Maurice ressemble au reste de l’Afrique qui abonde en édits, en décrets et autres arrêtés ministériels contre la corruption. Ce qui manque cruellement cependant, c’est la volonté de s’y attaquer sérieusement pour le mieux-être des Mauriciens. Nous connaissons les déboires de la version originale de l’ICAC et de son commissaire indéboulonnable. J’avais honnêtement espéré, pour le pays, que la nouvelle mouture marcherait, mais la volonté du gouvernement est clairement absente. L’épisode des Rs 50 millions de M. Rountree et les ministres et notables mêlés dans les comptes des bookmakers ont démontré que l’ICAC était mort-née. Ceux qui pensent qu’«un peu de corruption aide au développement» devraient venir jeter un coup d’œil en Afrique. La corruption est un cancer qui s’accroche à l’organisme et le ronge jusqu'à ce que mort s’ensuive.
● Quel est le plus grand danger qui guette le pays ?
Il se situe au niveau des contrats faramineux du gouvernement, octroyés sans aucun appel d’offres, dans des conditions d’opacité qui défient la mauvaise gouvernance des pires élèves du Continent noir. Vous avez, par exemple, un incinérateur qui va être construit à des milliards de roupies et dont la survie économique dépend de la qualité du déchet qui y sera brûlé. J’avais mis les promoteurs au défi, dans vos colonnes, de prouver que le volume et la qualité des déchets du pays suffiraient pour que le projet soit financièrement viable. Ils ont prétendu être surpris par ce que j’ai relevé d’inconsistant dans leur projet. Aujourd’hui, ce contrat est fait de telle sorte que si les déchets ne sont pas suffisants ou de bonne qualité (ce qui est un fait), le ministère des Administrations locales déboursera environ cent ou deux cent millions par an pour compenser les promoteurs et ce, pendant 20 ans. Quand on réalise que j’avais œuvré pour la mise en place du mega landfill à Riche-en-Eau, qui satisferait les besoins du pays en termes d’enfouissement technique de déchets pour 30 ans, à une fraction du prix de l’incinération, on peut se poser des questions. Je me suis battu bec et ongles entre 2000 et 2005 pour empêcher cette façon d’hypothéquer des générations futures, mais il est difficile de se battre quand la population se plonge dans une indifférence suicidaire. Le gouvernement, en agissant ainsi, est anti-patriotique. Il hypothèque la manne que nous attendons de la Communauté européenne - qui nous arrose des deniers de ses contribuables - pendant que nous-mêmes gaspillons nos propres ressources financières.
● Pensez-vous qu’il faille continuer à maintenir le système d’Etat providence en encourageant la gratuité des services publics tels la santé, l’éducation, le transport ?
Je n’ai jamais caché que j’ai le cœur fermement à gauche. Mais pour me permettre ce luxe, je garde froidement ma tête à droite, si on comprend par là une gestion économique rationnelle des ressources limitées de l’Etat. Sans vouloir tomber dans une partisannerie qui fatiguerait vos lecteurs, le gouvernement actuel a été élu sur la base de son opposition au ciblage de certains des avantages dont vous parlez. Politique que prônait le gouvernement précédent. Le dernier ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a eu le courage d’introduire un means test pour la pension de vieillesse. C’était courageux et patriotique quand on sait que d’une situation où sept membres de la population active supportaient économiquement trois pensionnaires, la pyramide des âges renversait cette équation quasi symétriquement. On ne peut taxer les générations futures à 70 % pour supporter les personnes âgées. La pension de vieillesse coûtant plus de Rs 3,5 milliards, dans un budget déjà déficitaire, il fallait cibler ceux qui en avaient vraiment besoin. Mais la politique de la «bouche doux» a primé avec l’appui actif d’une classe syndicale dont la maîtrise des principes économiques de base scorerait un F au CPE.
«Une fiscalité qui ne fait pas de
différence entre les économiquement
forts et ceux au bas de l’échelle menace
le tissu social. Et sur ce tissu social,
repose l’économie du pays.»
différence entre les économiquement
forts et ceux au bas de l’échelle menace
le tissu social. Et sur ce tissu social,
repose l’économie du pays.»
● Le Plan national de pension n’a-t-il pas d’avenir ?
Les plans de pension se suivent et se ressemblent car, contrairement à ce que nous croyons, nous autres Mauriciens, il n’y a pas une loi économique pour le reste du monde et une autre pour nous. Pour la pension dite de vieillesse, il faut se battre sur trois fronts simultanément : le targetting, qui réduit le nombre de bénéficiaires, est le premier pas. Au début, ce processus a peu d’effet mais avec le temps, l’effet de ce tri se fera sentir. Un seuil de Rs 20 000 à Rs 30 000 de revenus mensuels serait acceptable. Ensuite, il y a l’extension de l’âge de la retraite de 60 à 65 ans d’abord, et plus ensuite. Ici, il est impératif de donner un préavis d’une demi-douzaine d’années aux pensionnés avant qu’ils ne soient touchés. Troisièmement, il faut légiférer pour empêcher les ministres des Finances de berner les personnes âgées durant le budget speech en augmentant irrationnellement leur allocation de vieillesse au-delà d’un barème lié à l’inflation. Enfin, il faut se débarrasser de tous les «age brackets» : pension pour centenaire, pour quinquagénaire, pour octogénaire etc. Tout plan qui ignorerait un de ces aspects devra se montrer si violent sur les autres qu’il risquerait de capoter. L’avenir du pays dépend, entre autres, de la gestion rationnelle de notre plan de pension. Même les pays riches n’octroient pas une pension véritablement universelle sans tenir compte de la richesse des personnes âgées.
● Cela devrait-il s’appliquer aussi à la pension dans la fonction publique ? Devrait-elle être contributive ?
Le Pay Research Bureau de juin 2003 avait déjà décrété qu’un système de contribution allait être introduit au sein de la pension des fonctionnaires. La seule question était de savoir si cela commencerait avec les nouvelles recrues ou s’appliquerait immédiatement. Je pense qu’il est trop tard, vu le poids de la fonction publique dans le Recurrent Expenditure, d’opter pour le système hybride. Il faudrait avoir le courage de demander au fonctionnaire de contribuer à sa pension comme tous les autres employés des secteurs économiques. Pas pour punir le fonctionnaire, bien sûr, mais pour s’assurer que le gouvernement puisse continuer à honorer une juste contribution à leur retraite.
● Quel est votre regard sur notre économie ?
C’est encore la question du verre à demi-vide ou à demi-rempli. L’effort vers une balance fiscale est bien. Mais une fiscalité qui ne fait pas de différence entre les économiquement forts et ceux au bas de l’échelle menace le tissu social. Et sur ce tissu social, repose l’économie du pays. Une death duty ou taxe sur la richesse transmise par succession ne devrait pas faire peur aux dirigeants, car elle existe dans les pays les plus capitalistes. Seuls les hommes d’extrême droite comme le président français s’en émeuvent.
D’autre part, je remarque que Maurice atteint une accélération de la croissance au prix d’une inflation a deux chiffres. C’est la chose la plus aisée, après une période où l’inflation a été retenue pendant des années, que de produire une croissance factice en relâchant les rênes de l’inflation. Les under graduates en économie se rappelleront l’Expectation Augmented Phillips Curve : une croissance basée sur un choc inflationniste perd du momentum, une fois que l’agent économique tient en compte les données inflationnistes.
Le tourisme est notre planche de salut en ce moment. Mais le littoral n’est pas élastique et, à les empiler les uns sur les autres, les touristes abandonneraient nos lagons. Une fois que cet invisible trade perd de la vitesse, disons dans dix ans, avec quoi compenserons-nous le déséquilibre de notre visible trade, qui a atteint 43 milliards en 2007. De façon similaire, le resource gap est effrayant à 10 % du produit intérieur brut et on voit mal comment on peut continuer ainsi. En ce qui concerne le taux de chômage, il caresse toujours la barre des 10 %.
Ceci dit, j’aurais souhaité que l’opposition fasse preuve du patriotisme que le présent gouvernement n’a pas su démontrer à la veille des dernières élections. Qu’elle ne critique pas, juste pour des raisons électorales, les initiatives impopulaires mais nécessaires que pourrait prendre le gouvernement en place. Mais là encore, nous tombons dans le concept du prisonner’s dilemma : si les deux parties jouent le jeu selon les règles (ici du rationalisme économique), elles sortent ex aequo (et le pays gagne). Si l’une triche alors que l’autre adhère aux règles, celle qui a triché gagne (et, doit-on ajouter, le pays perd). L’avenir nous dira le reste.
Propos recueillis par
Nico PANOU
18 October 2007
Advisers who do not advise
By Deepa Bhookhun
l'express 18/10/2007
How does one become an adviser to the Prime minister? We asked one of them. "Help them win an election" was the humorous reply.
l'express 18/10/2007
How does one become an adviser to the Prime minister? We asked one of them. "Help them win an election" was the humorous reply.
Dinesh Ramjutun, special adviser to the prime minister, speaks to his prime minister mainly through the press. If this sounds surprising – and it does to many people – it is because not much is known about the role of advisers. Overrated by many, advisers, it seems, do not have that much influence on those they are supposed to advise.
Alain Gordon Gentil, former adviser of Navin Ramgoolam, says: “The role of the adviser is grossly exaggerated. At the end of the day, an adviser can only give his opinion when such an opinion is requested. What the PM does with this opinion is his own business.” The adviser thus does not make the decision. He cannot and it’s not his prerogative.
Yet, despite this, myths don’t die that easily. The myth – a lie in many instances – is that policy decisions are heavily influenced by advisers, that speeches are practically written by them and, above all, that advisers exert an overwhelming influence on the minister or the prime minister as the case may be.
After the PM’s speech in Union Park, many blamed his advisers – 16 in total – for the content of his speech. When Ramgoolam figures prominently on MBCTV news, it is believed that such a decision comes from the head of government himself, on the advice of his advisers. The truth probably lies somewhere in between.
The key is not the adviser but his relationship with the person he is supposed to be advising. Clearly prime ministers and ministers have to rely on competent people whom they trust. But, more often than not, those influential people advise in an unofficial capacity – and such counselling usually comes free of charge.
“There are figurative
special advisers and literal
special advisers. It all depends
on their relationship with their
Prime minister.”
Those officially known as “advisers” often do not advise because their advice is not sought. Dinesh Ramjuttun is one such adviser, even though his official title is “special adviser”. This is probably where his frustrations stem from. Confusing his role as adviser to the prime minister with the more executive roles he had in the past, Ramjuttun thinks he should have a say in matters of policy. In truth, the system doesn’t allow advisers to do anything more than advise as and when their advice is required.
Bettina Cadinouche, another so-called “senior” adviser to the PM does not advise - she acts as press attaché. Dan Callikhan, senior adviser and director of communications, is also meant to advise on the communication of government in general, which he does to a certain extent. He exerts his authority mainly at the Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) where it is said he overshadows its director general and its chairman. Prime minister Ramgoolam gave legitimacy to this role when he answered a parliamentary question on the issue a few months ago.
Christian Rivalland, a close friend of PM Ramgoolam, also officially a senior adviser, is luckier than most in the sense that his advice is said to be sought by the PM more regularly than most. The prime minister also has a security adviser whose advice is very rarely sought on security matters. Jyaneshwar Jhurry, former MP, is also an “adviser” but he has been hired to look after the PM’s constituency for him and his advice is probably taken on board.
There are figurative special advisers and there are literal special advisers. One such was Jean Mée Desveaux, adviser to Paul Bérenger from 2000 to 2005. Desveaux was thought to be an over-zealous and overbearing adviser who poked his nose in many places, sometimes even where it didn’t belong. This did not go down well but that didn’t change a thing.
The main criticism against Desveaux – and other such advisers who were legitimated by their prime ministers – was that they lack the legitimacy to order civil servants and ministers around. The argument against this criticism was that the adviser derived his legitimacy from the person who hired him – in this case – the prime minister, who himself derived his legitimacy from the people.
But Desveaux, like other influential advisers was powerful because his prime minister allowed him to be so. It is finally all up to the prime ministers. Sir Anerood Jugnauth was said to be the easiest PM to advise. “You made a request to his secretary and she would usually manage to fit you in within the next few hours. He only had a few minutes to listen to you. You walked in, said what you had to say and he either said yes or no”, recounts a former adviser to SAJ. The same person advised Paul Bérenger as PM. “I waited a whole year to get an appointment whereas others such as Desveaux would walk into his office at any time of day,” says the frustrated adviser.
Other advisers have the same problem with PM Ramgoolam. “I learn what he has been up to through the press and there is no way I can give any feedback because it seems it is not needed”, says one of them.
But resigning is not an option. “It wouldn’t make sense especially as most advisers are not hired to… advise!” agrees the anonymous adviser whose function it is not to advise.
Alain Gordon Gentil, former adviser of Navin Ramgoolam, says: “The role of the adviser is grossly exaggerated. At the end of the day, an adviser can only give his opinion when such an opinion is requested. What the PM does with this opinion is his own business.” The adviser thus does not make the decision. He cannot and it’s not his prerogative.
Yet, despite this, myths don’t die that easily. The myth – a lie in many instances – is that policy decisions are heavily influenced by advisers, that speeches are practically written by them and, above all, that advisers exert an overwhelming influence on the minister or the prime minister as the case may be.
After the PM’s speech in Union Park, many blamed his advisers – 16 in total – for the content of his speech. When Ramgoolam figures prominently on MBCTV news, it is believed that such a decision comes from the head of government himself, on the advice of his advisers. The truth probably lies somewhere in between.
The key is not the adviser but his relationship with the person he is supposed to be advising. Clearly prime ministers and ministers have to rely on competent people whom they trust. But, more often than not, those influential people advise in an unofficial capacity – and such counselling usually comes free of charge.
“There are figurative
special advisers and literal
special advisers. It all depends
on their relationship with their
Prime minister.”
Those officially known as “advisers” often do not advise because their advice is not sought. Dinesh Ramjuttun is one such adviser, even though his official title is “special adviser”. This is probably where his frustrations stem from. Confusing his role as adviser to the prime minister with the more executive roles he had in the past, Ramjuttun thinks he should have a say in matters of policy. In truth, the system doesn’t allow advisers to do anything more than advise as and when their advice is required.
Bettina Cadinouche, another so-called “senior” adviser to the PM does not advise - she acts as press attaché. Dan Callikhan, senior adviser and director of communications, is also meant to advise on the communication of government in general, which he does to a certain extent. He exerts his authority mainly at the Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) where it is said he overshadows its director general and its chairman. Prime minister Ramgoolam gave legitimacy to this role when he answered a parliamentary question on the issue a few months ago.
Christian Rivalland, a close friend of PM Ramgoolam, also officially a senior adviser, is luckier than most in the sense that his advice is said to be sought by the PM more regularly than most. The prime minister also has a security adviser whose advice is very rarely sought on security matters. Jyaneshwar Jhurry, former MP, is also an “adviser” but he has been hired to look after the PM’s constituency for him and his advice is probably taken on board.
There are figurative special advisers and there are literal special advisers. One such was Jean Mée Desveaux, adviser to Paul Bérenger from 2000 to 2005. Desveaux was thought to be an over-zealous and overbearing adviser who poked his nose in many places, sometimes even where it didn’t belong. This did not go down well but that didn’t change a thing.
The main criticism against Desveaux – and other such advisers who were legitimated by their prime ministers – was that they lack the legitimacy to order civil servants and ministers around. The argument against this criticism was that the adviser derived his legitimacy from the person who hired him – in this case – the prime minister, who himself derived his legitimacy from the people.
But Desveaux, like other influential advisers was powerful because his prime minister allowed him to be so. It is finally all up to the prime ministers. Sir Anerood Jugnauth was said to be the easiest PM to advise. “You made a request to his secretary and she would usually manage to fit you in within the next few hours. He only had a few minutes to listen to you. You walked in, said what you had to say and he either said yes or no”, recounts a former adviser to SAJ. The same person advised Paul Bérenger as PM. “I waited a whole year to get an appointment whereas others such as Desveaux would walk into his office at any time of day,” says the frustrated adviser.
Other advisers have the same problem with PM Ramgoolam. “I learn what he has been up to through the press and there is no way I can give any feedback because it seems it is not needed”, says one of them.
But resigning is not an option. “It wouldn’t make sense especially as most advisers are not hired to… advise!” agrees the anonymous adviser whose function it is not to advise.
05 August 2007
BPML: Judicial Review accordée par le chef juge
EN COUR SUPRÊME
Le Week-End 5 août 2007
Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth, le couple Saha et l'ancien " Adviser " du Premier ministre, Jean-Mée Desveaux ont remporté une première manche dans l'affaire du rapport du Fact Finding Committee sur la Business Parks of Mauritius Limited (BPML). En effet, leur demande pour une Judicial Review au sujet des conclusions de cette enquête, initiée par le présent gouvernement, a été entérinée, mardi dernier, par la Cour suprême comprenant le chef juge, Bernard Sik Yuen, et le Senior Puisne Judge, Keshoe Matadeen.
Après analyse des arguments mis en avant pour soutenir les demandes en vue d'une Judicial Review, le chef juge et le Senior Puisne Judge sont parvenus à la conclusion que "we take the view that all three applications do disclose an arguable case and we accordingly grant leave to apply for judicial review"; alors que cette démarche était contestée par le State Law Office représenté par le Principal State Counsel, Me Rashid Ahmine.
La Cour suprême a procédé à un examen sommaire des points soulevés par les trois parties voulant remettre en cause les conclusions de l'enquête sur les projets de BPML. Dans le cas de Pravind Jugnauth, les juges soulignent que "the applicant is seeking to challenge the findings contained in paragraphs 51 to 57 of the report on the ground that they were tainted with bias, perverse, unreasonable and ultra vires and made in breach of rules of natural justice".
Concernant le couple Saha, dont l'époux était employé sous contrat en tant qu'expert dans le domaine informatique auprès du Prime Minister's Office, les attendus du jugement de la Cour suprême rappellent que "the applicants who are husband and wife and professionals in their own right are seeking to impugn the unfair reference made to them in paragraphs 40 and 61, respectively, of the report as a preamble to certain unfair and unreasonable remarks."
De son côté, Jean-Mée Desveaux maintient que les conclusions de cette enquête doivent être revues "by reason of the oppressive singling out of the applicant for unfair and unwarranted comments not only unsupported by the evidence but also which would have become apparent to the first three respondents had they done the fact-finding exercise properly".`
Le chef juge et le Senior Puisne Judge mettent l'accent sur le fait que "it is not disputed that none of the applicants was called to depone before the Fact Finding Committee, except for the first applicant in the second case. Even in the case of that applicant, an adviser in Information Technology to the then Prime Minister, the alleged unfair and unreasonable comments or remarks are made in relation to the use of land and the returns from the lands leased out by the BPML."
Tout en dénonçant le ton péjoratif utilisé dans leur rapport par les membres du Fact Finding Committee, la Cour suprême est des plus catégoriques: "It may well be that the excerpts from the report of the Fact Finding Committee which the applicants are seeking to challenge are not findings of fact per se. But what is clear is that all the applicants are mentioned by name or by the office they held and these references are followed by comments which may be construed as being more lethal than findings of fact. In fact, what is not said appears to be more important than what is said".
Le Week-End 5 août 2007
Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth, le couple Saha et l'ancien " Adviser " du Premier ministre, Jean-Mée Desveaux ont remporté une première manche dans l'affaire du rapport du Fact Finding Committee sur la Business Parks of Mauritius Limited (BPML). En effet, leur demande pour une Judicial Review au sujet des conclusions de cette enquête, initiée par le présent gouvernement, a été entérinée, mardi dernier, par la Cour suprême comprenant le chef juge, Bernard Sik Yuen, et le Senior Puisne Judge, Keshoe Matadeen.
Après analyse des arguments mis en avant pour soutenir les demandes en vue d'une Judicial Review, le chef juge et le Senior Puisne Judge sont parvenus à la conclusion que "we take the view that all three applications do disclose an arguable case and we accordingly grant leave to apply for judicial review"; alors que cette démarche était contestée par le State Law Office représenté par le Principal State Counsel, Me Rashid Ahmine.
La Cour suprême a procédé à un examen sommaire des points soulevés par les trois parties voulant remettre en cause les conclusions de l'enquête sur les projets de BPML. Dans le cas de Pravind Jugnauth, les juges soulignent que "the applicant is seeking to challenge the findings contained in paragraphs 51 to 57 of the report on the ground that they were tainted with bias, perverse, unreasonable and ultra vires and made in breach of rules of natural justice".
Concernant le couple Saha, dont l'époux était employé sous contrat en tant qu'expert dans le domaine informatique auprès du Prime Minister's Office, les attendus du jugement de la Cour suprême rappellent que "the applicants who are husband and wife and professionals in their own right are seeking to impugn the unfair reference made to them in paragraphs 40 and 61, respectively, of the report as a preamble to certain unfair and unreasonable remarks."
De son côté, Jean-Mée Desveaux maintient que les conclusions de cette enquête doivent être revues "by reason of the oppressive singling out of the applicant for unfair and unwarranted comments not only unsupported by the evidence but also which would have become apparent to the first three respondents had they done the fact-finding exercise properly".`
Le chef juge et le Senior Puisne Judge mettent l'accent sur le fait que "it is not disputed that none of the applicants was called to depone before the Fact Finding Committee, except for the first applicant in the second case. Even in the case of that applicant, an adviser in Information Technology to the then Prime Minister, the alleged unfair and unreasonable comments or remarks are made in relation to the use of land and the returns from the lands leased out by the BPML."
Tout en dénonçant le ton péjoratif utilisé dans leur rapport par les membres du Fact Finding Committee, la Cour suprême est des plus catégoriques: "It may well be that the excerpts from the report of the Fact Finding Committee which the applicants are seeking to challenge are not findings of fact per se. But what is clear is that all the applicants are mentioned by name or by the office they held and these references are followed by comments which may be construed as being more lethal than findings of fact. In fact, what is not said appears to be more important than what is said".
10 June 2007
La Centrale thermique de St-Aubin
Le Week-End 10 Juin 2007
Paul Bérenger à la presse et au parlement
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah.
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociations se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
Paul Bérenger à la presse et au parlement
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah.
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociations se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
Fréquentes invocations du Saint… Aubin au Parlement
Rajesh Bhagwan devait aussi être tancé alors qu'il lançait "al rode to lamoné coquin", une remarque qui a provoque de très vives réactions des bancs de la majorité. Après des rappels à l'ordre administrés des deux côtés, le calme est revenu même si le tandem Sithanen/Deerpalsing ne semblait pas vouloir lâcher St Aubin et Jean Mée Desveaux. Il y eut même une tentative du ministre des Finances de refiler une question au Chief Whip, Lormesh Bundhoo, sur le centre thermique du sud mais ce dernier ne devait pas suivre cette directive.
Rajesh Bhagwan devait aussi être tancé alors qu'il lançait "al rode to lamoné coquin", une remarque qui a provoque de très vives réactions des bancs de la majorité. Après des rappels à l'ordre administrés des deux côtés, le calme est revenu même si le tandem Sithanen/Deerpalsing ne semblait pas vouloir lâcher St Aubin et Jean Mée Desveaux. Il y eut même une tentative du ministre des Finances de refiler une question au Chief Whip, Lormesh Bundhoo, sur le centre thermique du sud mais ce dernier ne devait pas suivre cette directive.
Paul Bérenger : "Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget"
Le Week-End 10/6/2007
"Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget". C'est la déclaration faite, hier, par Paul Bérenger lors d'une rencontre avec la presse. Le leader du MMM a aussi invité le ministre des Finances d'arrêter de faire "simagrée et badinaz" et "fer dimoune per pou narien". Il a par ailleurs lancé un défi au gouvernement et au "petit lâche Rama Sithanen" d'instituer une commission d'enquête sur la centrale de St Aubin, a insisté pour qu'il y ait des appels d'offres pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port et a exprimé des doutes sur la décision de créer deux compagnies et deux terminaux.
C'est par un rappel de ce qui s'est passé l'année dernière pour le premier budget de l'alliance sociale, dont Rama Sithanen s'est vanté comme étant un "de rupture" alors qu'il aurait dû continuer avec "la réforme à visage humain du gouvernement précédent" que le leader du MMM a commencé pour souligner aussitôt que le ministre des Finances "ine oblizé rékilé lor enn ta kiksoz", comme son intention de taxer les indemnités de retraite des fonctionnaires, les frais d'inscription aux examens, la réintroduction de droits de douane sur certains produits et celle, "en catimini", des subsides sur la farine.
Même refrain cette année, a dit constater Paul Bérenger : "li pé rod fer dimoune per tout comme il l'a fait pour la compensation salariale en faisant croire qu'elle serait bien moindre". "Il a été une nouvelle fois obligé de reculer même si le taux accordé n'est pas suffisant." "Rama Sithanen pé fer simagré, pé fer krawr ki sityason bien difisil de fason ki kan li vine avek en bidzé korek, dimoune soulagé. Sa kalité badinaz-là bizin arété, fer dimoune soufer boukou pou apré rékilé", a dénoncé le porte-parole du MMM.
Après avoir évoqué le taux d'inflation qui a doublé en une année, Paul Bérenger a estimé que le ministre "pé rode fer meme sirk". Sur le budget toujours, il a aussi révélé qu'il est "intéressant noté ki Sithanen fine sové en désordre après ki deux radios fine propose li enn face-à-face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo", le porte-parole du MMM pour l'économie et les finances. "Mo pa étonné ki li sauvé, li per face à face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo !", a commenté le leader du MMM.
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Le leader du MMM s'est déclaré par ailleurs "bien troublé" qu'en sus d'un partenaire stratégique sans appel d'offres qui ne doit pas obligatoirement, dit-il, détenir plus de 50% de participation, le conseil des ministres a pris la décision de créer deux nouvelles compagnies distinctes, une avec un partenaire stratégique pour gérer le terminal de conteneur et l'autre, celui du "multipurpose", qui sera "concessioned out".
"Le port se retrouve avec des investissements massifs avec son terminal multipurpose, des travaux de dragage et de gros équipements et c'est un petit port. Quel est la nécessité d'avoir deux compagnies et dans les conditions mentionnées ?"
"Je ne suis pas convaincu que Maurice a besoin de deux compagnies et de deux terminaux", a dit le leader du MMM, qui a conseillé à Xavier Duval, "qui a des magouilleurs tout autour de lui dans le port, banne vrais requins", de revoir toute la situation et qu'il y avait un débat approfondi avec l'opposition, les syndicats et les port users.
À l'heure des questions, Paul Bérenger a dit que les syndicats ont raison de se méfier des tractations entourant cette affaire de partenaire stratégique et a tenu à faire ressortir que même Madagascar a eu recours à des appels d'offres internationaux pour un partenaire dans le port de Tamatave. Il a aussi dit que "Xavier Duval a raison de faire bien attention là où il met les pieds avec les requins, les tazar et autre laf labou qu'il y a dans le port, lequel est en train de dégringoler".
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah. Paul Bérenger en a profité pour rappeler que, dans un passé récent, Navin Ramgoolam et Rama Valayden avaient formulé des allégations de corruption sur l'achat des deux portiques.
Or, lorsqu'une commission d'enquête fut instituée et présidée par l'ancien chef juge sir Victor Glover, "Valayden ine sauvé, li mem pa ine vini et Navin Ramgoolam ine vine dir nimport koi et kan rapor ine sorti ine confirmé ki tou ti fer prop à 100% et Valayden ti condamné pou so lacheté", a souligné le porte-parole du MMM, qui a aussi évoqué les insinuations sur BPML et que "là aussi, ine sové en désord !"
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociatins se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
"Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget". C'est la déclaration faite, hier, par Paul Bérenger lors d'une rencontre avec la presse. Le leader du MMM a aussi invité le ministre des Finances d'arrêter de faire "simagrée et badinaz" et "fer dimoune per pou narien". Il a par ailleurs lancé un défi au gouvernement et au "petit lâche Rama Sithanen" d'instituer une commission d'enquête sur la centrale de St Aubin, a insisté pour qu'il y ait des appels d'offres pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port et a exprimé des doutes sur la décision de créer deux compagnies et deux terminaux.
C'est par un rappel de ce qui s'est passé l'année dernière pour le premier budget de l'alliance sociale, dont Rama Sithanen s'est vanté comme étant un "de rupture" alors qu'il aurait dû continuer avec "la réforme à visage humain du gouvernement précédent" que le leader du MMM a commencé pour souligner aussitôt que le ministre des Finances "ine oblizé rékilé lor enn ta kiksoz", comme son intention de taxer les indemnités de retraite des fonctionnaires, les frais d'inscription aux examens, la réintroduction de droits de douane sur certains produits et celle, "en catimini", des subsides sur la farine.
Même refrain cette année, a dit constater Paul Bérenger : "li pé rod fer dimoune per tout comme il l'a fait pour la compensation salariale en faisant croire qu'elle serait bien moindre". "Il a été une nouvelle fois obligé de reculer même si le taux accordé n'est pas suffisant." "Rama Sithanen pé fer simagré, pé fer krawr ki sityason bien difisil de fason ki kan li vine avek en bidzé korek, dimoune soulagé. Sa kalité badinaz-là bizin arété, fer dimoune soufer boukou pou apré rékilé", a dénoncé le porte-parole du MMM.
Après avoir évoqué le taux d'inflation qui a doublé en une année, Paul Bérenger a estimé que le ministre "pé rode fer meme sirk". Sur le budget toujours, il a aussi révélé qu'il est "intéressant noté ki Sithanen fine sové en désordre après ki deux radios fine propose li enn face-à-face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo", le porte-parole du MMM pour l'économie et les finances. "Mo pa étonné ki li sauvé, li per face à face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo !", a commenté le leader du MMM.
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Le leader du MMM s'est déclaré par ailleurs "bien troublé" qu'en sus d'un partenaire stratégique sans appel d'offres qui ne doit pas obligatoirement, dit-il, détenir plus de 50% de participation, le conseil des ministres a pris la décision de créer deux nouvelles compagnies distinctes, une avec un partenaire stratégique pour gérer le terminal de conteneur et l'autre, celui du "multipurpose", qui sera "concessioned out".
"Le port se retrouve avec des investissements massifs avec son terminal multipurpose, des travaux de dragage et de gros équipements et c'est un petit port. Quel est la nécessité d'avoir deux compagnies et dans les conditions mentionnées ?"
"Je ne suis pas convaincu que Maurice a besoin de deux compagnies et de deux terminaux", a dit le leader du MMM, qui a conseillé à Xavier Duval, "qui a des magouilleurs tout autour de lui dans le port, banne vrais requins", de revoir toute la situation et qu'il y avait un débat approfondi avec l'opposition, les syndicats et les port users.
À l'heure des questions, Paul Bérenger a dit que les syndicats ont raison de se méfier des tractations entourant cette affaire de partenaire stratégique et a tenu à faire ressortir que même Madagascar a eu recours à des appels d'offres internationaux pour un partenaire dans le port de Tamatave. Il a aussi dit que "Xavier Duval a raison de faire bien attention là où il met les pieds avec les requins, les tazar et autre laf labou qu'il y a dans le port, lequel est en train de dégringoler".
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah. Paul Bérenger en a profité pour rappeler que, dans un passé récent, Navin Ramgoolam et Rama Valayden avaient formulé des allégations de corruption sur l'achat des deux portiques.
Or, lorsqu'une commission d'enquête fut instituée et présidée par l'ancien chef juge sir Victor Glover, "Valayden ine sauvé, li mem pa ine vini et Navin Ramgoolam ine vine dir nimport koi et kan rapor ine sorti ine confirmé ki tou ti fer prop à 100% et Valayden ti condamné pou so lacheté", a souligné le porte-parole du MMM, qui a aussi évoqué les insinuations sur BPML et que "là aussi, ine sové en désord !"
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociatins se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
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