The following postings concern published articles and interviews on or by Jean-Mée Desveaux during his career as economist, journalist or as Special Adviser to the Hon. Paul R. Bérenger, Deputy Prime Minister and Prime Minister of Mauritius 1995-1997 and 2000-2005, respectively. The journalistic contributions range over a few decades and include interviews in the late 1970’s, economic analysis and opinion articles of a more recent vintage.
JM et les chefs coutumiers de la République démocratique du Congo
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12 June 2020
21 July 2013
Réponses additionnelles à M. Assirvaden
Trois questions que la place disponible pour ma réponse ne
m’a pas permis d’élaborer dans l’express du 20 juillet en réponse à M. Patrick
Assirvaden (qui sera ajoutée à lexpress.mu).
Question 1 : Le
fait d’avoir prôné un changement aux «Noise Regulations » des
centrales pour élever le seuil du bruit
acceptable à 70 db. Cette mesure est censée, selon M. Assirvaden,
provenir d’un sadisme naturel de ma part d’infliger le plus de pollution sonore
que possible aux habitants avoisinant ces centrales.
Réponse 1 : Les sites des vieilles centrales de
Port-Louis avaient été choisis par le
CEB, il y a plus d’un demi-siècle, de sorte à ce qu’elles soient à une bonne
distance des riverains. Avec la pression démographique, les constructions
s’approchèrent de plus en plus des centrales qui avaient été là bien avant
elles. Faisant face à ce problème, le policy
decision de Patrick Assirvaden aurait sans doute été de raser la centrale
qui émettait du bruit au-delà du seuil permis par la loi ou encore de raser les
vingtaines de maisons qui étaient dans le no
man’s land, créant de nouveaux squatters ailleurs, ou forçant le CEB à foot a new bill de quelques millions. De
notre temps, nous avons très bêtement changé la loi pour légaliser ce qui était
déjà un fait accompli.
Question 2 : Pourquoi
s’offrir le luxe d’utiliser « des
experts légistes parmi les plus prestigieux d’Europe »à des millions
de roupies plutôt que de laisser, comme cela s’est fait auparavant, un vieux
juge mauricien concocter un contrat suffisamment bien, sans plus, en vue
d’économiser.
Réponse 2 : Les promoteurs des IPP savaient, eux, où
mettre leur argent. Ils ne lésinaient pas sur les moyens quand il s’agissait de
trouver le meilleur contrat pour défendre leurs intérêts. Le CEB était toujours
en position d’infériorité devant ces as spécialisés en contrat d’énergie. Cela
nuisait fortement aux intérêts du CEB pour 30 à 40 ans après la signature. Le
CEB paye quelque Rs 500 millions par an à ces privés et ce sont les intérêts du
CEB qui prévalent quand la force des hommes de lois qui le défendent est égale
ou supérieure à ceux des privés lors de l’élaboration du contrat.
Question 3 : Le board du CEB a confié à « quatre mercenaires étrangers »
l’organisation du parastatal « ramenant l’organisation en arrière de
50 ans. Une vraie insulte à la nation ».
Réponse 3 : Le
président du Parti travailliste démontre une xénophobie dans les
affaires d’Etat qui défie la volonté du Premier ministre de faire de Maurice ce
qu’est Singapour, avec un intrant de matière grise de l’extérieur. De plus, il
ne tient pas en ligne de compte le fait que ces mêmes étrangers ont permis au
CEB de faire le coaching d’un très
bon fils du sol qu’est devenu le General
Manager (GM) après leur départ. Les techniciens de haut calibre du CEB
pourraient dire ce qu’ils ont appris du Corporate
section sous l’ancien GM.
20 July 2013
Faible, faux et pas factuel, donc consistant !
Par Jean-Mée DESVEAUX
l'express du 20 juillet 2013
J’ai référé les lecteurs aux interviews du blog
jeanmeedesveaux.blogspot.com (entre 26 mai et 9 juin 2003) qui leur
permettront de reconnaître les faux-fuyants de Patrick Assirvaden.1) Il
suffit de dire au sujet des bushing des turbines de Dumat, dont
j’entends parler pour la première fois de ma vie à travers Hansard en
2011, que Patrick Assirvaden ne démontre pas le lien qu’on attendait
entre Jean-Mée Desveaux et l’achat ou avec le «contact». Il dilue son accusation outrageante en se retranchant lâchement à dire :
«Tout ce qui a été acheté par le CEB entre 2000 et 2005 est la
responsabilité du ‘chef d’orchestre’ du board bien qu’il n’ait jamais
siégé sur le moindre tender committee au CEB !» 2) La CTDS est
utilisée entre 97 % et 98 % du temps parce qu’elle est bien moins
coûteuse : Fort George est à Rs 5,50 le kWh ; la CTDS est à moins de Rs 4
et Suzor aurait été dans les Rs 8 le kWh. 3) La Chaudière : le CEB
n’allait pas acheter la centrale. Le CEB allait acheter l’électricité de
la centrale, point barre. Puisque les promoteurs possédaient une
chaudière ayant déjà servi (qui semble vachement tenir le coup après une
utilisation si intense depuis dix ans) tant mieux pour le CEB. Imposer
une nouvelle chaudière au candidat CTDS (comme voulaient les supporters
de Suzor) visait très clairement à faire grimper le coût de
l’électricité offerte et (irrationnellement) faire le jeu du projet le
plus onéreux. 4) L’appel d’offres (RFP) ne stipulait pas une technologie
spécifique, donc la CTDS était en droit de choisir le charbon.5) Le
débat du charbon n’était pas d’actualité. Mais je suis surpris de voir
les convictions environnementales de M. Assirvaden, le supporteur
indéfectible du projet de Pointe-aux-Caves. 6) Par contre, le RFP
exigeait un minimum de 30 MW. S’ils avaient choisi bagasse/charbon, la
CTDS serait, pour des raisons techniques, tombée en-deçà de 30 MW et
serait automatiquement exclue du RFP.7) M. Assirvaden questionne les Rs 1
000 de ma rémunération au CEB, CWA, WMA sans donner de chiffre
contraire. 8) M. Assirvaden a été contre Gamma avant l’intervention du
PM, pour Gamma après cette intervention et contre Gamma encore
aujourd’hui, restant fidèle à la vraie girouette qu’on connaît.
17 July 2013
Assirvaden, ce tonneau vide de président
Par Jean-Mée DESVEAUX
Décidément, Monsieur Assirvaden a encore beaucoup de mal à saisir notre philosophie politique. Il se réjouit de nous voir nous démarquer de la position MMM/MSM sur le dossier Sinohydro * mais il a toujours du fil à retordre à comprendre la logique de notre action durant les cinq ans (2000-2005) passés au sein du Board du Central Electricity Board (CEB). On se souvient qu’il allait, lui-même, devenir président de cet organisme clé de 2005 à 2010. Il y a, bien au-delà d’un simple clash de personnalités, suffisamment de leçons à tirer du fonctionnement du CEB durant ces deux périodes pour qu’on s’y arrête.
l'express du 17 Juillet 2013
| SUDS, à Union st Aubin, la première centrale érigée après un appel d'offres transparent à Maurice. |
Décidément, Monsieur Assirvaden a encore beaucoup de mal à saisir notre philosophie politique. Il se réjouit de nous voir nous démarquer de la position MMM/MSM sur le dossier Sinohydro * mais il a toujours du fil à retordre à comprendre la logique de notre action durant les cinq ans (2000-2005) passés au sein du Board du Central Electricity Board (CEB). On se souvient qu’il allait, lui-même, devenir président de cet organisme clé de 2005 à 2010. Il y a, bien au-delà d’un simple clash de personnalités, suffisamment de leçons à tirer du fonctionnement du CEB durant ces deux périodes pour qu’on s’y arrête.
Qualifié de «nominé politique de bas étage» par Paul Bérenger, cet ex-président du CEB n’avait produit aucun nouveau Independent Power Producer (IPP) durant son mandat. Pourtant, le style et les pirouettes de cet homme consumé d’ambition politique, auront laissé une empreinte indélébile sur le déclin de cet organisme. Doté d’une remarquable propensity to think a little too well of himself, il faisait une exégèse de sa présidence suite à celles du professeur Kasenally et du docteur Baguant après seulement un an : «Le CEB avait besoin d’une personne très ferme à sa tête…….Il est essentiel que le président soit quelqu’un qui agit avec fermeté….cela a manqué dans le passé. Le CEB a aujourd’hui quelqu’un d’intransigeant à sa tête. Je suis confiant que cette politique de fermeté va être payante.»
C’est la même fermeté verbale qu’on retrouve chez le président Assirvaden quand le CEB décide que le projet Gamma-Coventa d’incinérer 80 % des déchets du pays est contraire aux intérêts du corps para-étatique. Les techniciens du CEB découvrent des anomalies et des manquements techniques et économiques au sein du projet et concluent qu’il n’est pas viable, qu’il risque d’exacerber la situation financière critique du CEB et que les prix proposés par des éventuels IPP sont à moitié inférieurs au prix de Gamma-Coventa. Les techniciens du CEB ayant fait leur travail, le président Assirvaden lève le ton et déclare : «Dans tous les prochains contrats que le CEB signera avec le secteur privé, si le CEB ne sort pas gagnant, je prends l’engagement, en tant que président, de faire savoir à la population que je ne suis pasd’accord de payer le courant à ce prix-là.»
Un frisson d’admiration parcourut le pays tout entier, électrifié devant tant de patriotisme. Voilà un Mauricien qui mettait ses convictions au-dessus de l’assujettissement abêtissant de son parti politique. Le président du CEB aurait donc compris que cette utilité publique avait Rs 5 milliards de dette en sus des Rs 2 milliards de déficit accumulé. Rama Sithanen venait, du reste, d’attribuer 2 % du déficit du budget de l’État aux autorités para-étatiques, dont principalement le CEB.
Mais, Monsieur Assirvaden n’avait pas tenu en ligne de compte que les frères Ah Teck, promoteurs du projet d’incinérateur, étaient très proches de Navin Ramgoolam. Un coup de fil de l’hôtel du gouvernement suffit à dégonfler ce caïd. Le tigre rentra ses griffes et devint chaton devant les diktats du prince auquel il devait sa nomination. La seule qualification de Navin Ramgoolam en matière énergétique jusque-là, avait été sa déclaration, en 2005 en tant que leader de l’opposition, qu’aussitôt élu, il fermerait toutes les centrales qui utilisent le charbon (mettant inéluctablement le pays dans une obscurité totale) ! C’est pourtant le PM qui prit la présidence d’un High Powered Committee qui déclara, bien vite, que l’incinérateur de Gamma-Coventa, proposé par ses bailleurs de fonds, était hautement désirable pour le pays.
Le président Assirvaden avait, ce jour-là, choisi de sacrifier ses convictions affichées dans l’expectative de la carrière de député de bas étage qui se donne en spectacle aujourd’hui à toute une nation. Dès lors, départager les offres des IPP cessa d’être l’exercice technique de haute volée qu’il avait été durant les cinq années précédentes. Le chaos le plus total, avec des projets défiant toute logique énergétique, devint la règle du jeu pour le reste de son mandat. Le critère essentiel de l’IPP allait dorénavant devenir l’appui d’un mercenaire influent au sein du cabinet ou encore d’une organisation socioculturelle. Ce fut le cas pour le projet CT Power qui naquit sous la présidence de Monsieur Assirvaden qui demeure un de ses plus fervents défenseurs bien que le coût de production du kilowatt/heure de cette centrale, information sine qua non de toute décision d’octroi de IPP, n’est toujours pas connu jusqu’ici.
Comment, dès lors, s’étonner qu’un Chairman de cet acabit soit dérouté par la trempe de ces illustres prédécesseurs que furent le professeur Kasenally et le docteur Baguant avec qui j’ai eu le privilège de travailler entre 2000 et 2005. Si, comme dit le PM, the proof of the pudding is in the eating, il suffirait de rappeler que sous ces éminences grises, le CEB réussit à adjoindre deux centrales électriques d’IPP d’un total de 104 MW à son grid, alors que le président narcissique n’a, à son actif, malgré tout le sound and fury,qu’un score des plus nuls. En sus de la capacité additionnelle et l’épargne réalisée par le CEB, l’histoire retiendra, des deux centrales de Société usinière du Sud (SUDS, 30 MW) et de Savannah (74 MW), la transparence et le souci de bonne gouvernance dans lesquels ces contrats de plus de Rs 6 milliards ont été négociés par le CEB. Une première nationale non égalée depuis.
Le CEB ne pouvant produire toute son électricité à cause de l’investissement faramineux que cela implique, la priorité est d’acheter l’énergie produite par le privé au meilleur prix qui soit. Or, jusqu’en 2000, le processus de passation de marché pour des contrats des IPP qui se comptent en milliards, se faisait au petit bonheur, chacun son tour, dans un cadre totalement opaque. Le promoteur n’avait, en plus, aucune pression concurrentielle à offrir le meilleur prix aux consommateurs.
Quand donc sous la présidence du professeur Kasenally, le CEB instaure un processus d’appel d’offres piloté pendant des mois, dans les moindres détails, par la cellule Corporate Planning and Research, c’est une grande première pour le pays. Ce Request for Proposals(RFP) allait déterminer lequel des projets allait joindre le grid du CEB en premier sur la base des critères spécifiques tels : reinvestment potential, environment impact,new employment, tax revenue, buy out provisions, legal risks, bidder strength, dispatch flexibility, ancillary services, line losses, levelised cost etc..
Mais bad habits die hard. Médine, le troisième candidat s’étant retiré, l’appel d’offres allait se jouer entre SUDS et le projet de cogénération de M. Norland Suzor dans le port. La décision d’opter pour un processus de sélection transparente et concurrentielle n’était pas au goût de tout le monde et n’était pas de nature à nous créer une foule de supporters. L’industrie sucrière n’avait aucune envie de se plier à la règle de la concurrence et à la discipline de prix que nous introduisions dans le paysage énergétique national. La Mauritius Sugar Authority (MSA) voyait son pré carré lui échapper. Les mandarins du ministère de l’Énergie qui avaient, avec la MSA, négocié dans le passé, les contrats de gré à gré de Belle-Vue et de Beau Champ étaient des opposants naturels d’une passation de marché transparente. IBL, qui pilotait le projet Suzor, et MCFI, qui allait abriter ce projet, allaient aussi s’allier avec la horde mentionnée en haut, et tous, s’opposèrent, comme un seul homme, au processus d’appel d’offres et mirent leur poids, non négligeable, derrière le projet Suzor.
Mais bad habits die hard. Médine, le troisième candidat s’étant retiré, l’appel d’offres allait se jouer entre SUDS et le projet de cogénération de M. Norland Suzor dans le port. La décision d’opter pour un processus de sélection transparente et concurrentielle n’était pas au goût de tout le monde et n’était pas de nature à nous créer une foule de supporters. L’industrie sucrière n’avait aucune envie de se plier à la règle de la concurrence et à la discipline de prix que nous introduisions dans le paysage énergétique national. La Mauritius Sugar Authority (MSA) voyait son pré carré lui échapper. Les mandarins du ministère de l’Énergie qui avaient, avec la MSA, négocié dans le passé, les contrats de gré à gré de Belle-Vue et de Beau Champ étaient des opposants naturels d’une passation de marché transparente. IBL, qui pilotait le projet Suzor, et MCFI, qui allait abriter ce projet, allaient aussi s’allier avec la horde mentionnée en haut, et tous, s’opposèrent, comme un seul homme, au processus d’appel d’offres et mirent leur poids, non négligeable, derrière le projet Suzor.
Mais l’adversaire le plus redoutable du RFP fut le PM d’alors, sir Anerood Jugnauth. Durant quelque vingt ans à la tête du pays, ce dernier n’avait jamais ressenti le besoin d’un quelconque comité, scientifique ou pas, pour choisir un projet d’investissement à Maurice. Après que tout ce beau monde se soit rencontré chez le PM pour lui présenter le projet de cogénération, celui-ci trancha dans le vif (au beau milieu du processus du RFP au CEB) que c’était le projet Suzor qui irait de l’avant.
Ah ! Monsieur Assirvaden, si seulement vous étiez là! C’est d’un président de votre trempe que SAJ avait besoin à ce moment-là. Vous auriez fait vos galons politiques des années plus tôt ! N’ayant ni vos ambitions politiques ni la souplesse de vos vertèbres, we begged to differ avec le décideur suprême devant l’intérêt supérieur du pays. Nous étions à la veille du changement de PM à l’israélienne et tout pouvait encore arriver. Et pourtant, Paul Bérenger s’aligna du côté de la transparence et le processus du RFP au CEB se poursuivit. Le projet SUDS fut éventuellement adjugé plus avantageux au CEB et remporta la joute. Elle reste aujourd’hui une des centrales au sommet du Dispatch Order du CEB (appels de plus de 90 % sur le grid) autant par son prix avantageux que par sa flexibilité.
Il y eut beaucoup d’attaques, de chasses aux sorcières et de fishing expedition pour essayer de trouver ce qui, dans l’attribution de ce contrat, pourrait le moindrement prêter à équivoque. Mais que dalle ! Ces gesticulations dont je fus naturellement l’objet principal avaient pour but de décourager la transparence dans l’attribution des contrats entre les IPP et le CEB. Le lecteur qui s’y intéresse peut consulter, sur le blog jeanmeedesveaux.blogspot.com, les interviews suivants qui parurent dans l’express : Empêcher le CEB d'être une vache à lait (26 mai 2003) ; l’interview de Jack Bizlall Jack Bizlall: Que la lumière soit faite (2 juin 2003) ; Eclairage sur les contrats du CEB (9 juin 2003).
Le lecteur peut, à partir de là, tirer ses propres conclusions sur l’honorable Assirvaden. En ce qui nous concerne, l’ayant déjà traité de menteur en direct à la radio en 2006, nous avons, depuis, noté chez lui, une autre tare non moins enviable. Fidèle à ses convictions morales, il se sert du Parlement comme d’un coward’s castle où, sous l’immunité parlementaire, il induit la nation, l’exécutif et les députés en erreur afin de couvrir son incompétence au sein du CEB. Ainsi, le 14 novembre 2011, il attribue le black-out du pays après l’explosion à la sous-station de Dumat en 2007, quatre ans plus tôt (!), à du matériel défectueux acheté d’un contact sud-africain de votre correspondant. Il l’aurait appris «d’un technicien»! Pareillement, au lieu des quatre Boards sur lequel j’ai siégé (dont trois avec une rémunération d’environ Rs 1 000), il en dénombre 17 avec une rémunération de Rs 350 000 !
Le lecteur peut, à partir de là, tirer ses propres conclusions sur l’honorable Assirvaden. En ce qui nous concerne, l’ayant déjà traité de menteur en direct à la radio en 2006, nous avons, depuis, noté chez lui, une autre tare non moins enviable. Fidèle à ses convictions morales, il se sert du Parlement comme d’un coward’s castle où, sous l’immunité parlementaire, il induit la nation, l’exécutif et les députés en erreur afin de couvrir son incompétence au sein du CEB. Ainsi, le 14 novembre 2011, il attribue le black-out du pays après l’explosion à la sous-station de Dumat en 2007, quatre ans plus tôt (!), à du matériel défectueux acheté d’un contact sud-africain de votre correspondant. Il l’aurait appris «d’un technicien»! Pareillement, au lieu des quatre Boards sur lequel j’ai siégé (dont trois avec une rémunération d’environ Rs 1 000), il en dénombre 17 avec une rémunération de Rs 350 000 !
On peut prédire qu’avec un tel parcours, le pays devra sûrement ériger bientôt, sur le front de mer, une effigie à ce parangon de la politique qu’est devenu Patrick Assirvaden. Il faudrait cependant s’assurer, pour être fidèle à sa nature, qu’elle soit aussi creuse et résonnante que le guignol burlesque qui nous est offert en spectacle dans l’hémicycle.
* Lors d’une conférence de presse, le samedi 6 juillet, Patrick Assirvaden a exprimé son appréciation de Jean-Mée Desveaux : «Après l’affaire de St-Aubin et son passage au CEB, je ne partage pas grand-chose avec Jean-Mée Desveaux. Mais suite à cet article, j’ai changé d’avis ! » (Weekend, 7 juillet 2013)
* Lors d’une conférence de presse, le samedi 6 juillet, Patrick Assirvaden a exprimé son appréciation de Jean-Mée Desveaux : «Après l’affaire de St-Aubin et son passage au CEB, je ne partage pas grand-chose avec Jean-Mée Desveaux. Mais suite à cet article, j’ai changé d’avis ! » (Weekend, 7 juillet 2013)
06 July 2013
Sinohydro : le péril jaune qui menace Maurice ?
Par Jean-Mée DESVEAUX
l'express du 5 juillet 2013
![]() |
| La construction de la passerelle à la hauteur du pont Colville-Deverell est effectuée par Sinohydro. |
Dans une île Maurice pourtant acclimatée aux scandales des contrats
mirobolants, il n’est pas permis, à entendre l’opposition et la caisse
de résonance de nos rédactions sérieuses, de trouver pis que la
performance de Sinohydro Corporation Ltd (Sinohydro), une compagnie de
construction chinoise qui entreprend une demi-douzaine de chantiers de
la Road Development Authority (RDA) et de la Water Resources Unit (WRU)
en ce moment.
La séance parlementaire du 5 juin 2012 en donne un bon aperçu. Le Dr
Sorefan a ouvert le bal en demandant au Speaker s’il était conscient que
Sinohyro est «un monument de corruption dans plusieurs pays telle la Malaisie» et que cette corporation chinoise a été «blacklisted» en
Ethiopie, Zambie, Mali, Tanzanie, Inde et au Pakistan. L’honorable
Jugnauth a, pour sa part, critiqué le gouvernement de n’avoir pas
institué une «due diligence» pour filtrer un constructeur avec une si
mauvaise réputation. L’honorable Uteem a, lui, suggéré que dorénavent,
vu l’épisode de Sinohydro, «a clause be inserted that someone who
has been involved in corruption in Mauritius or outside Mauritius be
blacklisted and disqualified from submitting a bid». L’honorable
Ganoo a déclaré avoir en sa possession des informations qui démontrent
que Sinohydro a eu de gros problèmes en Malaisie avec la livraison d’un
barrage hydroélectrique. Un an plus tard, lors de la Private Notice
Question (PNQ) du 28 mai de cette année-ci, le leader de l’opposition a
réclamé que Sinohydro ne soit plus autorisée à prendre part à des
exercices d’appel d’offres et qu’aucun contrat ne lui soit alloué. Un
membre de l’opposition a, de plus, suggéré qu’il y a, parmi les
travailleurs de cette compagnie, des prisonniers chinois de droit
commun.
Devant un tel acte d’accusation, reflété au sein de nos meilleurs
journaux jour après jour une année durant, il n’est pas possible que le
public mauricien ne soit aujourd’hui convaincu du bien-fondé de tant de
têtes pensantes qui considèrent le péril jaune de Sinohydro comme un
fléau pour notre pauvre petit pays. Le Premier ministre (PM) a été la
première victime de cette vague de désinformation quand il a, en plein
Parlement, pâli d’effroi à l’idée que Sinohydro allait construire un
gymnase dans sa circonscription !
Nous allons essayer de démontrer que ces informations sont erronées.
Nous sommes, en effet, intimement convaincus que l’absence de Sinohydro
des appels d’offres dans un secteur qui brasse des dizaines de milliards
des deniers de l’Etat, se fera au détriment de la concurrence et se
paiera donc très très cher. Il est une évidence même que la seule
présence de cette enterprise parmi les «bidders» agit comme un
frein aux aspirations déraisonnables des autres grosses entreprises. Et
comme l’État c’est nous, il nous est permis, correctement informés,
d’insister que la seule entreprise qui pousse le prix des gros contrats
routiers vers le bas, continue à exercer cette traction vis-à-vis des
prétentions excessives qui les côtoient.
Ce survol passera en revue les chantiers de construction où Sinohydro
est censée illustrer les vices déplorés par nos élus. Il est
intéressant de noter que ce constructeur numéro un de barrage
hydraulique mondial qui brasse, en chiffre d’affaires, presque le double
du Produit intérieur brut mauricien soit jugé inexpérimenté pour des
travaux chez le tigre de l’océan Indien. La méthode que nous adopterons
est donc de juxtaposer les contrats et chantiers obtenus par Sinohydro
et les évaluer sous plusieurs critères.
Les questions auxquelles le lecteur devrait pouvoir répondre à la fin
de chaque chantier sont les suivantes. Q1 : Est-ce que Sinohydro a
utilisé, comme on l’accuse, une stratégie de bas prix pour obtenir un
contrat qui a débordé ensuite systématiquement, à travers des retards, à
une majoration du prix initial jusqu’à dépasser les offres qu’elle
avait précédemment battues ? Q2 : Si retard il y a, qui est
contractuellement tenu à dédommager l’autre partie financièrement ?
Est-ce la RDA qui doit payer Sinohydro, comme le dit l’opposition, ou
est-ce des pénalités que Sinohydro doit payer à la RDA? Q3 : Existe-t-il
un prima facie case d’interférence occulte, de manque de transparence
ou de corruption autour de la procédure d’allocation du chantier avant,
pendant ou après cette allocation à Sinohydro ? La réponse à chacune de
ces questions permettra au lecteur de jauger la justesse des jugements
de nos parlementaires cités plus haut. Cette lecture mécanique est
fastidieuse et malheureusement indispensable pour permettre au lecteur
d’avoir un coup d’oeil général et objectif sur la question. Nous nous
basons sur des informations apparues dans l’express, le Mauricien,
Week-End et Hansard.
Il est important avant de commencer cet exercice de mettre fin une
fois pour toutes à une préconception créée dans l’esprit du lecteur par
la récente campagne de désinformation: malgré les rumeurs, Sinohydro
n’est pas blacklisted par la Banque mondiale, institution internationale
qui fait le monitoring des participants aux grands travaux
internationaux.
LES SIX CONTRATS DE SINOHYDRO
Conclusion : Nous n’avons pu déceler dans aucun des contrats obtenus
par Sinohydro, le mécanisme que le leader de l’opposition, l’honorable
Ganoo, voulait démontrer selon lequel, pour obtenir des contrats,
Sinohydro fait des offres basses, ravit le contrat et ne l’exécute pas
dans les délais pour ensuite faire des réclamations supplémentaires.
Nous n’avons pu trouver aucune réclamation supplémentaire mentionnée
dans toute la littérature que nous avons parcourue sur Sinohydro. En
fait, sur une valeur de contrat de Rs 1,6 milliard grosso modo, l’État a
économisé Rs 275 millions (17 %) sur ces six chantiers, soit
l’équivalent d’un gros hôpital ou d’une dizaine de collèges secondaires.
L’économie est encore plus grande si le maître d’ouvrage décide
d’imposer, comme il a le droit, des pénalités de retard de 5 % à 10 %
sur les chantiers visés. Aucun des contrats n’a révélé le moindre indice
de scandale que nous avons pu mettre au jour.
Et ce n’est pas étonnant car il fallait vraiment croire n’importe
quoi pour gober que Sinohydro, premier constructeur de barrage mondial,
mettrait en péril sa réputation internationale et son chiffre d’affaires
égal au double de celui de l’État confetti mauricien et se faire
blacklisted pour corruption par la Banque mondiale, dans le seul but de
gagner des contrats dans ce nombril du monde qu’est Maurice.
Devant l’énorme disparité, donc, entre les accusations vitrioliques
d’une part et les faits reflétés sur le terrain d’autre part, on est
tenté de conclure que si un complot bien orchestré avait été monté
visant à exploiter l’ingénuité et le manque de recherche approfondie de
l’opposition par ceux qui ont intérêt à exclure Sinohydro de la ligne de
départ pour le contrat du gymnase de la circonscription du PM, ils
n’auraient pas pu mieux s’y prendre.
Le futur contrat du gymnase n’a, en effet, jamais cessé d’être un
leitmotiv de l’attaque à l’encontre de Sinohydro sur le chantier
d’Arnaud et de la troisième voie. Cette impression n’est que renforcée
par l’intervention très honnête de l’honorable Bhagwan qui, ne sachant
rien cacher, a demandé «si le moment n’était pas venu de donner un
coup de pouce aux contracteurs et entrepreneurs mauriciens lors de
l’octroi des contrats». On est tenté de prier cet élu, pour qui j’ai de l’estime, de modérer sa générosité avec l’argent qui ne lui appartient pas !
Le battage médiatique anti-Sinohydro a coïncidé avec la sortie, ces derniers jours, d’un pseudo-rapport visant à démontrer la concurrence déloyale des firmes de constructions (pas étrangères mais) chinoises à Maurice. La montagne a accouché d’une souris et de ce qu’on a pu juger des morceaux délectables qui ont été refilés à la presse, ce manque de concurrence se résume à un avantage aux Chinois sur les règles régissant les occupational health and safety issues, les logements sommaires des travailleurs chinois et l’incapacité des ouvriers chinois de se syndiquer. La vacuité de ces conclusions est en elle-même une preuve irréfutable que si, comme le disent nos politiques, anguilles sous roches il y avait, c’est ici que la roche aurait été soulevée pour mettre au grand jour tous les vices chinois cachés. Mais, que dalle !
Ce rapport, publié au milieu du battage parlementaire et médiatique, a pourtant été jugé si transcendant par le ministre des Finances, qui l’a vite rangé dans le placard sans le lire, qu’il a décidé de rehausser les domestic preferences pour les compagnies mauriciennes à 15 % au lieu des 5 % décidés en 2009. Seule la forte pression de la Banque Mondiale et d’autres bailleurs de fonds, qui connaissent la pertinence de la concurrence dans ce domaine, a pu empêcher les forces protectionnistes de faire exclure les compagnies étrangères des contrats entre Rs 100 et Rs 400 millions. Et pourtant, le président de la Building and Civil Engineering Contractors Association qui a commandité ce rapport rétrograde et protectionniste, avoue que «beaucoup de compagnies locales emploient des étrangers» ; de plus, ajoute-t-il, «les jeunes ne sont pas intéressés par le secteur à cause de l’absence de sécurité d’emploi». C’est ce que confirme le ministre Mohamed lors du Job Fair à Roche-Bois. Le ministre a fait ressortir qu’il y avait 6 000 postes à prendre dans la construction et le responsable de Sinohydro a dit que son entreprise recherche «des ouvriers compétents qui restent jusqu’à la fin du projet, qu’ils soient Chinois ou Mauriciens. Or, nous avons eu des cas où les travailleurs mauriciens ne sont pas restés plus d’un mois». Tout ceci souligne que toutes les démarches protectionnistes dans ce domaine visent une marge oligopolistique que cherchent à faire les compagnies de construction déjà implantées dans ce pays.
Nous avons malheureusement le triste devoir de pousser plus loin notre réflexion. Nous accusons tous ceux impliqués dans cette montée de bouclier contre Sinohydro, depuis les journalistes qui se font prendre par la désinformation de leurs sources jusqu’aux députés qui se laissent berner comme des novices, de tous jouer, un mauvais rôle, probablement sans le savoir, sous l’influence de certains gros contracteurs sans scrupule. Ceux-là sont non seulement engagés à combattre le jeu de la concurrence, mais, de plus, ils sont disposés, par tous les moyens, de pervertir la bonne marche des institutions mises en place pour un processus de passations de marché claires et nettes dans un pays qui croule littéralement sous la corruption. Que le lecteur juge par lui-même.
Un chantier à pourvoir incessamment est celui du Complexe sportif à Triolet. Au Parlement, le PM est déjà tombé dans la trappe anti-Sinohydro qui a été savamment construite pour lui quand il a pâli à l’idée que Sinohydro obtienne ce contrat. Ce n’est malheureusement pas lui qui aura le temps ou le plaisir de parcourir les chiffres qui parlent d’eux-mêmes derrière l’écran de fumée érigé par ceux qui tireront de gros sous en l’induisant en erreur.
Un des grands soucis d’Alan Ganoo lors de son PNQ a été, qu’avec le track record jugé abominable, que le lecteur a pu suivre en haut, il est possible que Sinohydro décroche cet autre contrat majeur. Monsieur Ganoo ne semble pas être trop loin de la vérité, d’après l’express du 8 juin 2013. On est soudainement confronté à un profil de Sinohydro auquel on ne nous avait pas habitué. Loin d’être la moins-disante, l’offre de Sinohydro serait même la plus élevée. Mais ce n’est pas tout. C’est cette compagnie qui serait jugée, par les adjudicateurs de la Central Procurement Board, comme étant la plus chevronnée techniquement pour cet ouvrage. Donc ce qu’elle perdrait en points sur son offre financière, elle le compenserait largement sur son offre technique et… c’est là où le bât blesse et que l’opinion publique doit être convaincue de son incompétence.
Soumissions financières :
EDCC Rs 151,4 millions ;
Padco Rs 171 millions ;
Sinohydro Rs 190,2 millions.
Technical Marks award :
EDCC 76,3 ;
PADCO 76,2 ;
Sinohydro 83,8.
On peut facilement imaginer, si tel est réellement le cas, l’embarras dans lequel se trouveraient les officiels du CPB chargés d’annoncer aux décideurs politiques que Sinohydro a été adjugée gagnante sur ce contrat au lendemain de la fausse couche médiatique qui a fait tant de bruit mais n’a rien démontré de damning au sein de Sinohydro.
L’opposition croira avoir trouvé un autre filon pour épingler l’incompétence du gouvernement. Celui-ci, tétanisé par les critiques à l’encontre de Sinohydro et convaincu du bien-fondé d’un dossier qu’il ne maîtrise pas, sacrifiera Sinohydro. Et les rédactions sérieuses qui parlaient de «dossiers foireux» ne verront que du feu dans ce tour de passe-passe qu’elles ont naïvement contribué à mettre en place. Si notre hypothèse est fondée, il y a un nom à cette désinformation et ce battage médiatique sans fondement. Ce serait, ni plus ni moins, une atteinte visant à pervertir un processus transparent et objectif de passation de marché public. C’est illégal dans la plupart des pays qui se respectent.
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| Sinohydro a construit la plus grande centrale hydraulique au monde, les Trois-Gorges en Chine. |
Le battage médiatique anti-Sinohydro a coïncidé avec la sortie, ces derniers jours, d’un pseudo-rapport visant à démontrer la concurrence déloyale des firmes de constructions (pas étrangères mais) chinoises à Maurice. La montagne a accouché d’une souris et de ce qu’on a pu juger des morceaux délectables qui ont été refilés à la presse, ce manque de concurrence se résume à un avantage aux Chinois sur les règles régissant les occupational health and safety issues, les logements sommaires des travailleurs chinois et l’incapacité des ouvriers chinois de se syndiquer. La vacuité de ces conclusions est en elle-même une preuve irréfutable que si, comme le disent nos politiques, anguilles sous roches il y avait, c’est ici que la roche aurait été soulevée pour mettre au grand jour tous les vices chinois cachés. Mais, que dalle !
Ce rapport, publié au milieu du battage parlementaire et médiatique, a pourtant été jugé si transcendant par le ministre des Finances, qui l’a vite rangé dans le placard sans le lire, qu’il a décidé de rehausser les domestic preferences pour les compagnies mauriciennes à 15 % au lieu des 5 % décidés en 2009. Seule la forte pression de la Banque Mondiale et d’autres bailleurs de fonds, qui connaissent la pertinence de la concurrence dans ce domaine, a pu empêcher les forces protectionnistes de faire exclure les compagnies étrangères des contrats entre Rs 100 et Rs 400 millions. Et pourtant, le président de la Building and Civil Engineering Contractors Association qui a commandité ce rapport rétrograde et protectionniste, avoue que «beaucoup de compagnies locales emploient des étrangers» ; de plus, ajoute-t-il, «les jeunes ne sont pas intéressés par le secteur à cause de l’absence de sécurité d’emploi». C’est ce que confirme le ministre Mohamed lors du Job Fair à Roche-Bois. Le ministre a fait ressortir qu’il y avait 6 000 postes à prendre dans la construction et le responsable de Sinohydro a dit que son entreprise recherche «des ouvriers compétents qui restent jusqu’à la fin du projet, qu’ils soient Chinois ou Mauriciens. Or, nous avons eu des cas où les travailleurs mauriciens ne sont pas restés plus d’un mois». Tout ceci souligne que toutes les démarches protectionnistes dans ce domaine visent une marge oligopolistique que cherchent à faire les compagnies de construction déjà implantées dans ce pays.
Nous avons malheureusement le triste devoir de pousser plus loin notre réflexion. Nous accusons tous ceux impliqués dans cette montée de bouclier contre Sinohydro, depuis les journalistes qui se font prendre par la désinformation de leurs sources jusqu’aux députés qui se laissent berner comme des novices, de tous jouer, un mauvais rôle, probablement sans le savoir, sous l’influence de certains gros contracteurs sans scrupule. Ceux-là sont non seulement engagés à combattre le jeu de la concurrence, mais, de plus, ils sont disposés, par tous les moyens, de pervertir la bonne marche des institutions mises en place pour un processus de passations de marché claires et nettes dans un pays qui croule littéralement sous la corruption. Que le lecteur juge par lui-même.
Un chantier à pourvoir incessamment est celui du Complexe sportif à Triolet. Au Parlement, le PM est déjà tombé dans la trappe anti-Sinohydro qui a été savamment construite pour lui quand il a pâli à l’idée que Sinohydro obtienne ce contrat. Ce n’est malheureusement pas lui qui aura le temps ou le plaisir de parcourir les chiffres qui parlent d’eux-mêmes derrière l’écran de fumée érigé par ceux qui tireront de gros sous en l’induisant en erreur.
Un des grands soucis d’Alan Ganoo lors de son PNQ a été, qu’avec le track record jugé abominable, que le lecteur a pu suivre en haut, il est possible que Sinohydro décroche cet autre contrat majeur. Monsieur Ganoo ne semble pas être trop loin de la vérité, d’après l’express du 8 juin 2013. On est soudainement confronté à un profil de Sinohydro auquel on ne nous avait pas habitué. Loin d’être la moins-disante, l’offre de Sinohydro serait même la plus élevée. Mais ce n’est pas tout. C’est cette compagnie qui serait jugée, par les adjudicateurs de la Central Procurement Board, comme étant la plus chevronnée techniquement pour cet ouvrage. Donc ce qu’elle perdrait en points sur son offre financière, elle le compenserait largement sur son offre technique et… c’est là où le bât blesse et que l’opinion publique doit être convaincue de son incompétence.
Soumissions financières :
EDCC Rs 151,4 millions ;
Padco Rs 171 millions ;
Sinohydro Rs 190,2 millions.
Technical Marks award :
EDCC 76,3 ;
PADCO 76,2 ;
Sinohydro 83,8.
On peut facilement imaginer, si tel est réellement le cas, l’embarras dans lequel se trouveraient les officiels du CPB chargés d’annoncer aux décideurs politiques que Sinohydro a été adjugée gagnante sur ce contrat au lendemain de la fausse couche médiatique qui a fait tant de bruit mais n’a rien démontré de damning au sein de Sinohydro.
L’opposition croira avoir trouvé un autre filon pour épingler l’incompétence du gouvernement. Celui-ci, tétanisé par les critiques à l’encontre de Sinohydro et convaincu du bien-fondé d’un dossier qu’il ne maîtrise pas, sacrifiera Sinohydro. Et les rédactions sérieuses qui parlaient de «dossiers foireux» ne verront que du feu dans ce tour de passe-passe qu’elles ont naïvement contribué à mettre en place. Si notre hypothèse est fondée, il y a un nom à cette désinformation et ce battage médiatique sans fondement. Ce serait, ni plus ni moins, une atteinte visant à pervertir un processus transparent et objectif de passation de marché public. C’est illégal dans la plupart des pays qui se respectent.
20 June 2013
Kleptocratie endémique
Par Jean-Mée DESVEAUX
l'express du 19 juin 2013
AYANT noté des commentaires dans la presse qui mettaient les politiciens sur le même pied d’«exécrabilité», Paul Bérenger a déclaré récemment que «tous les politiciens ne se ressemblent pas». Réagissant à cette analyse perverse, Paul Bérenger a soutenu qu’elle constitue une menace dangereuse pour la démocratie car elle nourrit le cynisme : «Bizin arrete avec ces propos dangereux pour la démocratie.» Il a tenu à souligner qu’«il existe des hommes politiques qui sont honnêtes et qui ont des principes».
Le lecteur fidèle risque fort de reconnaître que le thème que récuse l’honorable élu a bien été un thème central de nos colonnes. Nous plaiderons donc coupable d’avoir effectivement essayé d’établir que l’île Maurice est gangrenée par une clique de politiciens opportunistes et véreux qui ont misérablement trahi la confiance des Mauriciens, hijacked le projet démocratique, et n’ont d’autres objectifs plus dignes que d’asseoir leur pouvoir et augmenter leur fortune (ou celle de leurs proches) aux dépens de l’État.
Notre manque de complaisance impose, il est vrai, un devoir d’éclaircissement. Cependant, établir que la mauvaise foi de nos dirigeants se retrouve indistinctement au sein des quatre formations politiques nationales, demanderait des conditions expérimentales, disponibles peut-être en laboratoire, mais pas nécessairement réalisables au sein de nos dédales politiciens. Nous allons quand même essayer, en prenant pour pivot et pierre angulaire, un scandale qui domine l’actualité en ce moment : les projets d’investissement de la famille du très honorable ministre Seetaram qui firent l’objet de la PNQ de l’honorable Alan Ganoo, leader de l’opposition, la semaine dernière.
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| Le MSM aurait tenté de forcer la main au CEB afin que le projet de téléphérique des Sept-Cascades soit approuvé. |
L’honorable Pravind Jugnauth, leader du MSM, un de ces hommes politiques honnêtes et qui ont des principes (dixit Paul Bérenger), a fait une sortie en règle contre les abus et autres vices de procédures du gouvernement en faveur des projets de Seetaram. Il a ainsi déclaré qu’avec des subventions annuelles de Rs 37 millions (MID Fund), le projet de ferme photovoltaïque de 15 MW constituait, en 20 ans, un jackpot de Rs 3 milliards au profit de cette famille. Il était «révolté» que le projet de téléphérique des Sept-Cascades, a bénéficié de Rs 80 millions d’investissement de la part de la State Investment Corporation (SIC) alors même que celle-ci a jugé ce projet très risqué. Il considère ce traitement de faveur comme une rémunération pour «ban ki travers lot cote pou zoine parti travailliste». Tout transfuge a un prix et celui de Jim Seetaram est de l’ordre de Rs 3 milliards, a déclaré M. Jugnauth. Outré, il a déclaré que «dans la culture travailliste, l’intérêt du pays ne compte pas. Ils sont plus concernés par des stratégies qui leur permettent de s’agripper au pouvoir et de remplir leurs poches».
L’autre personnalité politique extrêmement remontée par les privilèges dont les deux projets Seetaram ont bénéficié est Alan Ganoo, le très calme leader de l’opposition. Il a surpris plus d’un par l’indignation qui l’enflammait lors de sa PNQ sur le projet Sarako qu’il considère une spoliation des ressources limitées de l’État au profit des Seetaram. Le point fort de la PNQ fut la démonstration de la vitesse «TGV» avec laquelle l’accord entre le CEB et Sarako a été signé. Le PM prit l’engagement, le 19 mai, durant une fête culturelle Rajput, que l’unsollicited bid de Sarako ira de l’avant. Le 21 mai, le CEB signa le Power Purchase Agreement (PPP) avec la famille Seetaram, les négociations n’ayant, elles, duré que 3 mois.
Devant la ferveur patriotique de ces deux élus, aucun Mauricien n’imaginerait que l’éjaculation de tant de nobles sentiments à la défense du patrimoine national n’est que du vent. Que toute cette indignation devant les courbettes travaillistes face à la famille Seetaram n’est qu’une mascarade histrionique éhontée. Que ce ne sont là que des simagrées, des simulacres dépourvus d’idéal et de conviction, visant à faire abstraction du tableau pathétique que représente une opposition à court de ressources quand elle se met à quatre pattes pour courtiser nos votes. Que si un peuple abruti leur faisait confiance une nouvelle fois en 2015, ils feraient exactement ce que font lesTtravaillistes aujourd’hui pour s’approprier le vote de nos concitoyens Rajput ou Lilliputiens, car c’est exactement ce qu’ils ont fait quand ils étaient au pouvoir en 2004. Qu’ils doivent, enfin, avoir perdu toute dignité et crédibilité pour oser venir ainsi, comme Tartuffe, devant le peuple qu’ils ont roulé dans la farine, et feindre des émotions et des convictions qui ont, depuis très longtemps, cessé d’être les leurs.
Neuf ans sont une éternité en politique. Il n’est donc pas surprenant que l’imposture de nos politiciens s’appuie sur la mémoire poreuse du peuple pour le «mener en téléphérique». En 2004 donc, quand le projet des Sept-Cascades atterrit devant le Board du CEB sous la présidence du Professeur Swaley Kasenally, les membres de cette institution, dont je fis partie, furent confrontés à une série de décisions délicates. Pour être viable, le projet de téléphérique SevenWaterfalls Horizons Ltd des Seetaram avait besoin d’un droit de passage conséquent sur les terres du CEB qui jouxtaient les leurs. Les cabines du téléphérique étant de la dimension d’un autobus, les structures métalliques aptes à les soutenir, nécessitaient une empreinte conséquente sur la forêt du CEB à Tamarind Falls. Le Board savait que cette forêt contenait un trésor naturel en guise de flore mondialement reconnue mais nous ne connaissions ni l’étendue ni la spécificité de cette richesse. Dans le doute, on s’abstient et la première réaction du Board fut de faire la sourde oreille pendant des mois aux appels de pieds que recevait notre malheureux Chairman de la hiérarchie politique. C’était moins de deux ans avant les élections de 2005 et Pravind Jugnauth était vice-Premier ministre et leader du MSM, alors que l’honorable Alan Ganoo était ministre MMM des Utilités publiques. M. Jim Seetaram, fils de M. Iswardeo Seetaram, ancien Speaker travailliste, se vit miraculeusement charmé par le parti Soleil où il allait vite devenir une étoile montante.
C’est à ce moment donc que, sans le moindre scrupule, la hiérarchie du MSM exerça une pression insoutenable sur le président du CEB afin que le Board approuve un contrat avec le Seven Waterfalls Horizons Ltd. Ce contrat allait permettre au MSM de soudoyer la famille Seetaram et d’obtenir leur allégeance politique chancelante, le fils Jim se portant candidat à Montagne-Blanche/ GRSE en juillet 2005. Comme on peut s’y attendre, le contrat soumis au CEB était aussi soucieux de l’environnement que s’il avait été rédigé par Attila, le Fléau de Dieu. Le conseil d’administration, conscient des enjeux, verrouilla à double tour le Lease Agreement pour protéger le patrimoine national. Le Board exigea ainsi, parmi d’autres conditions préalables à la ratification de tout bail avec les promoteurs, qu’un audit environnemental complet des terres du CEB aux Sept-Cascades soit entrepris par la Mauritius Wildlife Foundation (MWF). Il fut décidé que les découvertes significatives, en termes de trésors naturels, seraient mentionnées avec leurs coordonnées géodésiques au sein du Lease Agreement et que tout abus de nos trésors naturels deviendrait «sufficient ground for rescinding the lease».
Cet audit allait, entre autres, permettre au Board de découvrir que la forêt des Sept-Cascades était déjà connue et homologuée par le Watchdog international «World Conservation Union» (IUCN) qui l’avait inscrite sur la liste rouge des forêts contenant des espèces en danger. L’audit allait permettre de connaître l’existence et la position exacte de : 1) L’AlbiziaVaughanii,(IUCN Critically endangered) last reproducing individual of this critically endangered species ; 2) les quatre derniers Psiadia Cateractae (IUCN Critically endangered) ; 3) Les Polyscias Gracilis (IUCN critically endangered) dont deux des quatre derniers au monde sont sur les terres du CEB ; 4) Polyscias Paniculata (IUCN proposed critically endangered), deux sur les trois dernières espèces se trouvent à Tamarind Falls ; 5) 30 espèces de plantes endémiques et bien d’autres. Cette forêt abrite aussi la Crécerelle ainsi qu’une espèce de chauves-souris endémiques, le Pic-Pic et la grosse Cateau Verte.
Cet audit fut le fruit de la volonté concertée d’un conseil d’administration de corps para-étatique mauricien qui sut prendre ses corporate responsibilities au sérieux. Mais, si cet audit allait mettre au jour tant d’espèces endémiques en voie de disparition, il allait aussi révéler une espèce prolifique qui, tout en étant endémique à cette île, loin d’être menacée de disparition, foisonne chez nous comme la mauvaise herbe: le politicien manipulateur et opportuniste. Quand il apprit les intentions du Board, le ministre Ganoo eut l’outrecuidance de nous intimer l’ordre, par voie épistolaire, de ne pas aller de l’avant avec cet audit car il risquerait fort de mettre en péril l’avenir du projet des Seetaram. Le Board traita cette sommation ministérielle avec le mépris qu’elle méritait en l’envoyant au panier de l’Histoire.
Voir aussi On the steps of Attila.
10 June 2007
La Centrale thermique de St-Aubin
Le Week-End 10 Juin 2007
Paul Bérenger à la presse et au parlement
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah.
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociations se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
Paul Bérenger à la presse et au parlement
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah.
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociations se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
Fréquentes invocations du Saint… Aubin au Parlement
Rajesh Bhagwan devait aussi être tancé alors qu'il lançait "al rode to lamoné coquin", une remarque qui a provoque de très vives réactions des bancs de la majorité. Après des rappels à l'ordre administrés des deux côtés, le calme est revenu même si le tandem Sithanen/Deerpalsing ne semblait pas vouloir lâcher St Aubin et Jean Mée Desveaux. Il y eut même une tentative du ministre des Finances de refiler une question au Chief Whip, Lormesh Bundhoo, sur le centre thermique du sud mais ce dernier ne devait pas suivre cette directive.
Rajesh Bhagwan devait aussi être tancé alors qu'il lançait "al rode to lamoné coquin", une remarque qui a provoque de très vives réactions des bancs de la majorité. Après des rappels à l'ordre administrés des deux côtés, le calme est revenu même si le tandem Sithanen/Deerpalsing ne semblait pas vouloir lâcher St Aubin et Jean Mée Desveaux. Il y eut même une tentative du ministre des Finances de refiler une question au Chief Whip, Lormesh Bundhoo, sur le centre thermique du sud mais ce dernier ne devait pas suivre cette directive.
Paul Bérenger : "Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget"
Le Week-End 10/6/2007
"Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget". C'est la déclaration faite, hier, par Paul Bérenger lors d'une rencontre avec la presse. Le leader du MMM a aussi invité le ministre des Finances d'arrêter de faire "simagrée et badinaz" et "fer dimoune per pou narien". Il a par ailleurs lancé un défi au gouvernement et au "petit lâche Rama Sithanen" d'instituer une commission d'enquête sur la centrale de St Aubin, a insisté pour qu'il y ait des appels d'offres pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port et a exprimé des doutes sur la décision de créer deux compagnies et deux terminaux.
C'est par un rappel de ce qui s'est passé l'année dernière pour le premier budget de l'alliance sociale, dont Rama Sithanen s'est vanté comme étant un "de rupture" alors qu'il aurait dû continuer avec "la réforme à visage humain du gouvernement précédent" que le leader du MMM a commencé pour souligner aussitôt que le ministre des Finances "ine oblizé rékilé lor enn ta kiksoz", comme son intention de taxer les indemnités de retraite des fonctionnaires, les frais d'inscription aux examens, la réintroduction de droits de douane sur certains produits et celle, "en catimini", des subsides sur la farine.
Même refrain cette année, a dit constater Paul Bérenger : "li pé rod fer dimoune per tout comme il l'a fait pour la compensation salariale en faisant croire qu'elle serait bien moindre". "Il a été une nouvelle fois obligé de reculer même si le taux accordé n'est pas suffisant." "Rama Sithanen pé fer simagré, pé fer krawr ki sityason bien difisil de fason ki kan li vine avek en bidzé korek, dimoune soulagé. Sa kalité badinaz-là bizin arété, fer dimoune soufer boukou pou apré rékilé", a dénoncé le porte-parole du MMM.
Après avoir évoqué le taux d'inflation qui a doublé en une année, Paul Bérenger a estimé que le ministre "pé rode fer meme sirk". Sur le budget toujours, il a aussi révélé qu'il est "intéressant noté ki Sithanen fine sové en désordre après ki deux radios fine propose li enn face-à-face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo", le porte-parole du MMM pour l'économie et les finances. "Mo pa étonné ki li sauvé, li per face à face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo !", a commenté le leader du MMM.
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Le leader du MMM s'est déclaré par ailleurs "bien troublé" qu'en sus d'un partenaire stratégique sans appel d'offres qui ne doit pas obligatoirement, dit-il, détenir plus de 50% de participation, le conseil des ministres a pris la décision de créer deux nouvelles compagnies distinctes, une avec un partenaire stratégique pour gérer le terminal de conteneur et l'autre, celui du "multipurpose", qui sera "concessioned out".
"Le port se retrouve avec des investissements massifs avec son terminal multipurpose, des travaux de dragage et de gros équipements et c'est un petit port. Quel est la nécessité d'avoir deux compagnies et dans les conditions mentionnées ?"
"Je ne suis pas convaincu que Maurice a besoin de deux compagnies et de deux terminaux", a dit le leader du MMM, qui a conseillé à Xavier Duval, "qui a des magouilleurs tout autour de lui dans le port, banne vrais requins", de revoir toute la situation et qu'il y avait un débat approfondi avec l'opposition, les syndicats et les port users.
À l'heure des questions, Paul Bérenger a dit que les syndicats ont raison de se méfier des tractations entourant cette affaire de partenaire stratégique et a tenu à faire ressortir que même Madagascar a eu recours à des appels d'offres internationaux pour un partenaire dans le port de Tamatave. Il a aussi dit que "Xavier Duval a raison de faire bien attention là où il met les pieds avec les requins, les tazar et autre laf labou qu'il y a dans le port, lequel est en train de dégringoler".
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah. Paul Bérenger en a profité pour rappeler que, dans un passé récent, Navin Ramgoolam et Rama Valayden avaient formulé des allégations de corruption sur l'achat des deux portiques.
Or, lorsqu'une commission d'enquête fut instituée et présidée par l'ancien chef juge sir Victor Glover, "Valayden ine sauvé, li mem pa ine vini et Navin Ramgoolam ine vine dir nimport koi et kan rapor ine sorti ine confirmé ki tou ti fer prop à 100% et Valayden ti condamné pou so lacheté", a souligné le porte-parole du MMM, qui a aussi évoqué les insinuations sur BPML et que "là aussi, ine sové en désord !"
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociatins se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
"Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget". C'est la déclaration faite, hier, par Paul Bérenger lors d'une rencontre avec la presse. Le leader du MMM a aussi invité le ministre des Finances d'arrêter de faire "simagrée et badinaz" et "fer dimoune per pou narien". Il a par ailleurs lancé un défi au gouvernement et au "petit lâche Rama Sithanen" d'instituer une commission d'enquête sur la centrale de St Aubin, a insisté pour qu'il y ait des appels d'offres pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port et a exprimé des doutes sur la décision de créer deux compagnies et deux terminaux.
C'est par un rappel de ce qui s'est passé l'année dernière pour le premier budget de l'alliance sociale, dont Rama Sithanen s'est vanté comme étant un "de rupture" alors qu'il aurait dû continuer avec "la réforme à visage humain du gouvernement précédent" que le leader du MMM a commencé pour souligner aussitôt que le ministre des Finances "ine oblizé rékilé lor enn ta kiksoz", comme son intention de taxer les indemnités de retraite des fonctionnaires, les frais d'inscription aux examens, la réintroduction de droits de douane sur certains produits et celle, "en catimini", des subsides sur la farine.
Même refrain cette année, a dit constater Paul Bérenger : "li pé rod fer dimoune per tout comme il l'a fait pour la compensation salariale en faisant croire qu'elle serait bien moindre". "Il a été une nouvelle fois obligé de reculer même si le taux accordé n'est pas suffisant." "Rama Sithanen pé fer simagré, pé fer krawr ki sityason bien difisil de fason ki kan li vine avek en bidzé korek, dimoune soulagé. Sa kalité badinaz-là bizin arété, fer dimoune soufer boukou pou apré rékilé", a dénoncé le porte-parole du MMM.
Après avoir évoqué le taux d'inflation qui a doublé en une année, Paul Bérenger a estimé que le ministre "pé rode fer meme sirk". Sur le budget toujours, il a aussi révélé qu'il est "intéressant noté ki Sithanen fine sové en désordre après ki deux radios fine propose li enn face-à-face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo", le porte-parole du MMM pour l'économie et les finances. "Mo pa étonné ki li sauvé, li per face à face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo !", a commenté le leader du MMM.
Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".
Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.
Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"
"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.
Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.
Le leader du MMM s'est déclaré par ailleurs "bien troublé" qu'en sus d'un partenaire stratégique sans appel d'offres qui ne doit pas obligatoirement, dit-il, détenir plus de 50% de participation, le conseil des ministres a pris la décision de créer deux nouvelles compagnies distinctes, une avec un partenaire stratégique pour gérer le terminal de conteneur et l'autre, celui du "multipurpose", qui sera "concessioned out".
"Le port se retrouve avec des investissements massifs avec son terminal multipurpose, des travaux de dragage et de gros équipements et c'est un petit port. Quel est la nécessité d'avoir deux compagnies et dans les conditions mentionnées ?"
"Je ne suis pas convaincu que Maurice a besoin de deux compagnies et de deux terminaux", a dit le leader du MMM, qui a conseillé à Xavier Duval, "qui a des magouilleurs tout autour de lui dans le port, banne vrais requins", de revoir toute la situation et qu'il y avait un débat approfondi avec l'opposition, les syndicats et les port users.
À l'heure des questions, Paul Bérenger a dit que les syndicats ont raison de se méfier des tractations entourant cette affaire de partenaire stratégique et a tenu à faire ressortir que même Madagascar a eu recours à des appels d'offres internationaux pour un partenaire dans le port de Tamatave. Il a aussi dit que "Xavier Duval a raison de faire bien attention là où il met les pieds avec les requins, les tazar et autre laf labou qu'il y a dans le port, lequel est en train de dégringoler".
Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah. Paul Bérenger en a profité pour rappeler que, dans un passé récent, Navin Ramgoolam et Rama Valayden avaient formulé des allégations de corruption sur l'achat des deux portiques.
Or, lorsqu'une commission d'enquête fut instituée et présidée par l'ancien chef juge sir Victor Glover, "Valayden ine sauvé, li mem pa ine vini et Navin Ramgoolam ine vine dir nimport koi et kan rapor ine sorti ine confirmé ki tou ti fer prop à 100% et Valayden ti condamné pou so lacheté", a souligné le porte-parole du MMM, qui a aussi évoqué les insinuations sur BPML et que "là aussi, ine sové en désord !"
"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"
Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".
Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociatins se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.
Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.
Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.
Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.
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