JM et les chefs coutumiers de la République démocratique du Congo

05 June 2012

PNQ: Le métro léger un blanc-seing à Singapour, a déclaré Bérenger

Le Mauricien du 5 juin 2012

Le leader de l’opposition Paul Bérenger a mis en garde contre l’éventualité d’un blanc-seing du gouvernement aux Singapouriens lors de l’exécution du méga-projet de métro léger. Il a fait un appel pour que les autorités n’abdiquent pas la souveraineté de Maurice lors de la signature des accords. Tout en reprenant en pas moins de trois occasions que le gouvernement veut que les procédures pour l’octroi des contrats pour le projet de métro léger soient entreprises dans la transparence et l’équité, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo n’a pas fourni de détails quant au calendrier d’exécution de ce projet ou autres détails relatifs, comme le coût du ticket de métro. Il s’est contenté de répéter que c’est le souhait du gouvernement que les travaux sur le projet de métro léger puissent démarrer l’année prochaine. À l’interpellation supplémentaire du leader de l’opposition sur la date de la mise en opération de ce Mass Transit System entre Curepipe et Port-Louis, le ministre a tout simplement répondu qu’il n’en avait aucune idée et qu’il faudra attendre le rapport des Singapouriens.

Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques a ajouté que le rapport au sujet du Due Diligence Exercice entrepris sur la proposition soumise par la Singapore Co-Operation Enterprise et le Singapore Mass Rapid Transit devra être soumis dans un délai maximal de deux semaines. Par la suite, un expert indien, dont les services ont été obtenus par le truchement de la coopération indo-mauricienne, devra valider le rapport.

Le délai accumulé dans la réalisation de ce projet, soit sept ans pour le leader de l’opposition, a soulevé des passions. Anil Bachoo devait attribuer ce délai à l’ancien représentant du Prime Minister’s Office Jean-Mée Desveaux, avec un gel du projet en 2004. De son côté, le Speaker Kailash Purryag est intervenu de manière diplomatique pour dire au VPM et ministre des Infrastructures publiques qu’il ne fallait pas s’emporter et qu’il fallait faire preuve d’une meilleure maîtrise dans le choix des mots au sein de l’hémicycle.

Bérenger : Par rapport au projet de métro léger, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques peut-il révéler à la Chambre si les coûts révisés pour la mise à exécution de ce projet dans le domaine du transport en commun, les options de financement envisagées, le coût du ticket pour les différents trajets, le choix des équipements, le tracé identifié, les répercussions sur l’emploi dans l’industrie du transport et si les autorités ont eu recours à un Request for proposals, ont fait l’objet de discussions avec la Singapore Co-Operation Enterprise et la Singapore Mass Rapid Transit, et le nombre de fois que le Steering Committee local s’est réuni, et confirmer si un partenariat public/privé avec la firme de Malaisie, Platinum Venture Group of Companies, est à l’étude ?

Bachoo : Comme la Chambre le sait, ce projet de métro léger a fait l’objet de nombreuses études depuis les années 90. La conclusion de toutes ces études est qu’un Mass Transit System s’impose en vue de trouver des solutions aux problèmes de transport en commun et aux nouveaux défis dans la conjoncture socio-économique. Des deux options possibles, soit le Bus Rapid Transit ou le Light Rail System, nous privilégions le Light Rail System. D’ailleurs, le programme du gouvernement 2012/2015 fait état explicitement d’un Mass Transit System pour connecter le pays en entier.

Dans cette perspective, lors d’une mission officielle à Singapour en septembre 2010, le Premier ministre Navin Ramgoolam a sollicité l’expertise des Singapouriens en la matière. Nous avons voulu prendre avantage de l’expérience de Singapour et un accord de gouvernement à gouvernement avait été convenu avec la Singapore Co-Operation Enterprise en vue de bénéficier des services. La Singapore Co-Operation est une agence des ministères de l’Industrie et des Affaires étrangères en vue de faciliter la coopération avec d’autres pays.

Suite à des consultations entre les autorités de Singapour et de Maurice, des propositions furent soumises en septembre 2011. Elles concernent :
– l’alignement du tracé sur le corridor Curepipe/Port-Louis ;
– une analyse économique, dont le montage financier nécessaire, pour la mise à exécution du projet de Light Rail System :
– l’élaboration de « concept and preliminary design » susceptible d’intéresser le marché sous forme de « suitably qualified delivery entities and to invite priced tenders from the entities » ;
– et le projet d’extension du métro léger vers le Nord et vers le Sud en vue de desservir toute l’île.

En décembre de l’année dernière, nous avons dû apporter des amendements à la Public Procurement Act en vue d’inclure un exercice de Due Diligence pour tout accord de gouvernement à gouvernement en vue de s’assurer que « we get value for money ».

Le 27 avril 2012, un Due Diligence Committee sous la présidence du Supervising Officer du ministère des Infrastructures publiques a été institué. Des représentants du ministère des Finances et de l’Attorney General’s Office siègent également sur cette instance. Entre-temps, le gouvernement a sollicité et obtenu les services d’un expert indien en la matière en vue de valider les propositions et les conclusions de l’exercice. Ce n’est qu’après réception du rapport de l’expert indien qu’un accord pourra être signé avec la Singapore Co-Operation Enterprise. Ce n’est qu’à la réception de ce rapport que nous allons prendre connaissance du trajet du métro léger, du coût de réalisation du projet ou encore du coût du ticket.

Le Steering Committee est présidé par le secrétaire au Cabinet et cette instance s’est réunie en pas moins de 15 occasions. La première réunion s’est déroulée le 7 octobre 2010 et la dernière en date le 31 mai dernier.

Le ministère des Infrastructures publiques n’est au courant d’aucune proposition de la Malaisie. Au cas où une telle démarche est entreprise, les dispositions du Public Private Partnership seront suivies à la lettre. Aucune dérogation ne sera tolérée.

Bérenger : En réponse à la PNQ du 14 décembre 2010, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques avait déclaré qu’après une période de quatre mois, les Singapouriens devaient apporter des éléments de réponse aux interrogations contenues dans la PNQ. Je peux citer de larges extraits de la réponse du ministre. (À ce stade, le leader de l’opposition donne lecture des éléments de la réponse à la PNQ de décembre 2010 avec accent sur le délai de quatre mois pour les réponses.) Comme on peut le constater, tout devait être élucidé en une période de quatre mois. C’est le ministre qui le dit. Aujourd’hui, plus d’une année après, il nous dit qu’il faut attendre un exercice de Due Diligence sur les propositions formulées par les Singapouriens. Une perte de temps de plus d’une année. C’est totalement inacceptable.

Bachoo : Tout ce que nous entreprenons sera fait dans la transparence et l’équité. Je concède ce que j’avais alors déclaré. Mais au cours des discussions, nous nous sommes rendus compte d’une lacune majeure dans les accords de gouvernement à gouvernement. Nous avons dû procéder à des amendements à la loi pour inclure cette étape de Due Diligence. Mais quand l’amendement a été adopté, les Singapouriens ont fait le travail.

Bérenger : Maintenant dans une réponse formulée le 15 mai dernier, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques avait soutenu que le Due Diligence Committee allait soumettre son rapport dans deux semaines. Qu’en est-il aujourd’hui ? Qui préside ce comité ?

Bachoo : C’est le Supervising Officer du ministère. Un rapport intérimaire devra être soumis dans un délai d’une semaine. Ensuite, c’est l’expert indien, qui devra se mettre au travail.

Bérenger : Toujours dans cette même réponse, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques avait ajouté qu’un expert sera recruté pour valider l’évaluation du rapport du comité de Due Diligence. Comme se fait cet exercice de recrutement ?

Bachoo : Avec la collaboration de la haute commission de l’Inde à Maurice et dans le cadre de la coopération technique indo-mauricienne.

Bérenger : Avec le contrat pour les Project Management Services avec les Singapouriens, le gouvernement ne devra pas émettre un chèque en blanc (un blanc-seing). Le gouvernement a le devoir de ne pas abdiquer la souveraineté du pays pour la réalisation du projet de métro léger ?

Bachoo : D’un côté le leader de l’opposition dit qu’il y a eu perte de temps. De l’autre, il évoque la souveraineté du pays. Ce n’est nullement une question d’abdication de la souveraineté. La question est étudiée au niveau du Steering Committee, qui comprend des fonctionnaires expérimentés et qui ne vont nullement nous laisser tomber. Certes, il y a eu un délai. En 1995, le projet était déjà prêt…
La suite de la réponse du VPM est couverte par des remarques venant des deux côtés de la Chambre.

Bhagwan : Who was the minister in charge of the project at that time ? You have changed side…

Bundhoo : Pa tousse nou Bachoo !

Bérenger : Nous laisse sa pou Choonee !
À ce stade, le Speaker intervient pour rappeler à Anil Bachoo qu’il n’y avait pas lieu de s’emporter et qu’il serait préférable de faire attention au choix des mots.

Bachoo : I’m sorry ! Nous demandons à l’opposition de faire preuve de patience. Il y a eu un exercice de Due Diligence. Un expert est attendu de l’Inde pour un exercice de validation. We will accept nothing blindly. Le coût de ce projet est de plusieurs milliards.

Bérenger : Entre 2000 et 2005 avec l’aide de la Banque mondiale, nous avions engagé une somme énorme de travail sur le projet de métro léger. Puis après les élections générales de 2005, le gouvernement a gelé ce projet avant de le déterrer récemment. I’ll ask the vice-Prime Minister to go down memory lane…

Bachoo : Je ne voudrais pas être accusé de faire usage de “harsh words”. Mais en 2004, le projet était prêt. Lors d’une réunion, le représentant du Prime Minister’s Office, Jean-Mée Desvaux, a réclamé un gel du projet.

Bérenger : Elections were coming…

Le VPM poursuit sa réponse en brandissant une copie du procès-verbal de la réunion en question avant de la déposer sur la table de l’Assemblée nationale.

Bérenger : Elections were coming. We are not like you…

Speaker : Order ! Order ! Order !

Bérenger : Quelle est la somme qui a déjà été versée aux Singapouriens ? Quel est le montant prévu pour les Project Management Services à venir ?

Bachoo : This matter is being looked during the due diligence exercise. Je ne pense pas qu’il est approprié à ce stade de révéler des chiffres.

Bérenger : Récemment, la presse avait fait état de mécontentement venant de la part du ministère des Finances par rapport aux propositions des Singapouriens. Je n’ai pas vu de mise au point. Est-il un fait que le ministère des Finances a exprimé des réserves face à ces propositions ?

Bachoo : En fait, le ministère des Finances fait partie intégrante du projet. Sans le ministère des Finances, la réalisation d’un tel projet n’est pas possible. Nous travaillons en collaboration avec les Finances.

Bérenger : The minister is not replying as usual… Le ministre a fait état de 15 réunions du Steering Committee. Ces 15 séances de travail ont-elles eu lieu avec la partie mauricienne ou avec les Singapouriens ?

Bachoo : De ce que je comprends, il y a eu 15 réunions et parfois la partie singapourienne était présente.

Bérenger : Le ministre peut-il déposer à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale des copies de ces délibérations ?

Bachoo : Je transmettrai la requête au secrétaire au Cabinet.

Bérenger : Pourrai-je obtenir confirmation si le coût des tickets du métro léger a été fixé en tenant en ligne de compte le barème pour les routes à péage (toll roads). Peut-il confirmer s’il y a un lien entre le prix du ticket du métro léger et le péage ?

Bachoo : Il y a une décision de principe du gouvernement pour le péage. Pour le ticket de métro, aucune décision n’a été prise. Nous préférons attendre les recommandations de Singapour.

Bérenger : Dans sa réponse du 15 mai, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques avait trouvé de manière très lyrique que le premier coup de pioche allait être donné l’année prochaine. Maintenant, nous venons d’apprendre qu’il y a un exercice de Due Diligence et ensuite une validation de ces résultats sans oublier l’accord pour les Project Management Services de Singapour. Croit-il encore que les travaux démarreront l’année prochaine ?

Bachoo : Le souhait est que les travaux démarrent l’année prochaine. L’expert pour la validation est attendu incessamment de l’Inde.

Bérenger : En ce qui concerne les propositions de la Malaisie, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques affirme qu’il n’en est rien à son ministère. A-t-il vérifié auprès des autres ministères cette information mentionnée dans la presse ?

Bachoo : J’ai vérifié mais il n’en est rien. Peut-être que des représentants sont venus pour faire du lobbying. Mais il n’y a aucune proposition.

Les députés Roopun, Jugnauth, Jhugroo, Uteem, Obeegadoo, Ameer Meeah et Ganoo ont pris le relais du leader de l’opposition avec des interpellations supplémentaires sur le projet de métro léger.

Bhagwan : Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques peut-il préciser le rôle du Board of Investment dans ce projet. Le président du BOI, Maurice Lam, agit-il en tant qu’agent des Singapouriens ou que représentant des autorités mauriciennes ?

Bachoo : This has nothing to do with Maurice Lam…

Bhagwan : Al fer enn lanket to pou koné…

Lesjongard : Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques peut-il confirmer que la Singapore Co-Operation Enterprise ne s’est jamais engagée dans la réalisation d’un projet de cette envergure ?

Bachoo : I’m not aware…

Baloomoody : Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques a-t-il eu des consultations avec les syndicats des employés du transport en commun au sujet des répercussions de l’introduction du métro léger ?

Bachoo : Nous avons donné des garanties aux employés qu’il n’y aura pas de licenciements. Ensuite, il y a les feeder routes à desservir.

À une interpellation supplémentaire du député Ganoo, le ministre soutient que la transparence sera assurée par les exercices d’appel d’offres.

Bérenger : Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques a fait état du début des travaux l’année prochaine. Peut-il révéler à la Chambre quand le métro léger sera opérationnel à Maurice ? D’abord sur le corridor Curepipe/Port-Louis, ensuite avec les extensions annoncées au Nord et au Sud ?

Bachoo : C’est notre souhait que les travaux démarrent l’année prochaine ; j’espère que tel sera le cas. Pour ce qui est de la mise en opération du métro léger, nous ne disposons d’aucun détail. Il faudra attendre le rapport des Singapouriens…

Bérenger : Le projet a accumulé un retard de sept ans Les coûts ont presque triplé. I’m disturbed. Ce projet nécessitera des dépenses de Rs 25 milliards au moins. Quelle garantie pour la sauvegarde de la souveraineté de Maurice ?

Bachoo : Le gouvernement veillera à ce que tout soit fait selon les procédures…


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L'express du 20 février 2005

 Bachoo se muscle avant de parler alliance


Pour mettre toutes les chances de son côté avant de commencer à parler officiellement alliance avec les Travaillistes, Anil Bachoo entend prouver ce qu’il a dans sa manche. Il s’est donc entouré d’une quarantaine de sympathisants pour sa première sortie officielle face à la presse. Il en a profité pour annoncer un premier congrès dans son fief de Centre-de-Flacq vendredi prochain.

Comme pour contrer toute accusation de communautarisme, le groupe a pris soin de panacher l’assistance à son point de presse vendredi à l’hôtel St-Georges, à Port-Louis. On a ainsi vu aux premières loges aux côtés des trois autres parlementaires qui ont pris leurs distances du Mouvement socialiste militant (MSM), Jocelyn Seenyen, ancien membre du Parti socialiste militant (PSM), puis du Mouvement militant mauricien (MMM) et du MSM et l’ancien ministre Noël Lee Cheong Lem, qui était, il y a peu, conseiller d’Anil Bachoo au ministère des Infrastructures publiques.

Étaient aussi présents, Bala Teeroovengadum, qu’on avait vu en compagnie des rouges lors de la campagne pour la partielle de Piton-Rivière-du-Rempart ; Swadick Peerally, un ancien MMM, qui a ensuite roulé sa bosse au PMSD, puis au MSM ; Parmanand Ramlackhan, un ancien du Mouvement des travaillistes démocrates ou encore Mario Augustin qui avait dans le temps milité au sein du PSM d’Harish Boodhoo.

Pour cette première sortie publique, Anil Bachoo s’est cependant gardé de donner des précisions sur la création de son parti, préférant sans doute garder la primeur pour ses partisans dans sa circonscription.

Il est toutefois revenu sur les raisons avancées pour justifier son désaccord avec la direction du MSM : mollesse de Pravind Jugnauth, jugé « pas fit and proper person pou lead sa parti la » avec pour conséquence que le MSM est aujourd’hui devenu « un dormant partner en déphasage avec son électorat ».


Ligne de communication avec Ramgoolam

Tout en concédant que c’est bien lui qui avait proposé le nom de Pravind Jugnauth à la direction du MSM, on sent cependant qu’il a du mal à digérer la chose. Il a ainsi, et à plusieurs reprises, utilisé le terme de « garson la » en parlant de son ancien leader comme pour bien souligner la vitesse de son ascension à la tête du MSM.

Ses reproches ne s’arrêtent cependant pas au leader du MSM et à son entourage. Il accuse Paul Bérenger d’avoir réduit « le cabinet system of government à un priministerial system of government en accaparant des dossiers contrairement à sir Anerood Jugnauth qui accordait les coudées franches à ses ministres ». Jean-Mée Desveaux, conseiller du Premier ministre, qualifié de ''Senior Minister'', en prend également pour son grade.

Tout en prédisant que la direction du MSM « conduit le parti à sa perte », Anil Bachoo a préféré garder ses cartes dans sa manche. Il nie toute négociation avec le Parti travailliste et se contente de dire qu’il a toujours conservé « une ligne de communication avec Navin Ramgoolam ».
 

15 November 2011

PARLEMENT: L’ancien conseiller de Bérenger dans le collimateur d’Assirvaden

Le Mauricien du 15 novembre 2011

Le député de la circonscription La Caverne / Phœnix a répondu hier aux interrogations de l’opposition sur « la nomination d’un président du CEB sans passer par un board ». Citant le cas de l’ancien conseiller spécial de Paul Bérenger Jean-Mée Desveaux, Patrick Assirvaden a déclaré que « l’opposition a une mémoire sélective ».

« Comment peut-on recruter directement un General Manager du Central Electricity Board sans passer par un conseil d’administration ? L’opposition semble avoir la mémoire courte ! » C’est ce qu’a soutenu hier le député de la majorité Patrick Assirvaden. « Eux aussi, sous Paul Bérenger, n’étaient pas passés par les membres du board », a-t-il lancé en faisant allusion au cas de Jean-Mée Desveaux, ancien conseiller spécial du leader de l’opposition Paul Bérenger.

« Jean-Mée Desveaux siégeait à l’époque sur 17 boards différents, ce qui lui a valu une rémunération de Rs 370 000 par mois », a expliqué Patrick Assirvaden. Il a attribué le black-out de 2007 à l’ancien conseiller spécial de Paul Bérenger. « La moitié du pays s’était retrouvée dans le noir ! Qui avait acheté les turbines ? Il n’y a aucune trace du contrat…», a avancé le député du Ptr.

Le président du Parti travailliste (Ptr) a aussi rappelé la nomination de Jyoti Jeetun en tant que « Chief Executive Officer du SIT en 2003 . Dans son contrat, il est stipulé qu’elle a droit à une free use of company credit card, aux loyers et services d’un cuisinier payés… pourtant elle n’est pas étrangère ! »

Patrick Assirvaden a une fois de plus tiré à boulets rouges sur le MSM. « Avec ce parti, on était dans l’embarras. On était mal à l’aise… » Il a également justifié la conviction de l’Alliance de l’Avenir à poursuivre son mandat en soutenant : « On avait pris un engagement. »

Le député rouge n’a pas manqué de saluer le Budget 2012 présenté le vendredi 4 novembre par le ministre des Finances Xavier-Luc Duval. « On observe au niveau international des choix d’austérité. Ce qui est le cas en France. En période de crise, ce sont les acquis sociaux qui sautent. Ce budget présente cependant un mélange de soutien et de relance. »

Patrick Assirvaden a aussi félicité le Grand argentier d’avoir « investi dans le quotidien des enfants pauvres ».

20 October 2011

En Cour suprême – La demande de Jean-Mée Desveaux rejetée

Par Nilen Kattany
Le Defi 10/20/2011 

Jean-Mée Desveaux cherchait une compensation alors qu’il était employé au bureau du Premier ministre. Jean-Mée Desveaux, ancien conseiller spécial de Paul Bérenger, ne recevra pas une compensation de trois mois de salaires. La Cour suprême a maintenu la décision de la Cour industrielle qui avait statué qu’il avait droit à un mois de salaire lors de sa mise à pied.

La Cour suprême a donc rejeté la demande de trois mois de salaire faite par Jean-Mée Desveaux, ex-conseiller spécial de Paul Bérenger, alors que ce dernier occupait le poste de Premier ministre. Il avait fait appel en Cour suprême pour contester la décision de la Cour industrielle de lui accorder une compensation d’un mois de salaire après sa mise à pied en tant que conseiller spécial du Premier ministre après les élections générales de 2005.

Jean-Mée Desveaux avait été nommé conseiller spécial de Paul Bérenger, qui occupait alors les fonctions de ministre des Finances, le 4 octobre 2000. Deux ans plus tard, soit le 4 octobre 2002, son contrat allait être renouvelé pour une durée de deux ans sur les mêmes conditions. Il était convenu, entre autres, que le gouvernement pouvait mettre fin au contrat en lui accordant un mois de salaire.

Le 27 octobre 2003, Jean-Mée Desveaux est informé qu’il sera nommé conseiller spécial du Premier ministre en octobre 2004 lorsque Paul Bérenger accédera à ce poste. Le 30 septembre 2004, il apprend que son contrat est renouvelé pour une durée d’un an et que les conditions avaient été revues à la hausse.

Jean-Mée Desveaux avait soutenu sa demande de compensation de trois mois de salaire en évoquant l’article 37A(1) de l'ancienne « Labour Act ». Cette loi stipulait qu’un nominé peut avoir droit à une compensation de trois mois de salaire lorsque si le nominé en question était en poste pour une durée de trois ans ou plus au moment où son contrat est résilié. Si le nominé était en poste pour une durée de moins de trois ans, il peut alors bénéficier d’une compensation d’un mois uniquement.

Jean-Mée Desveaux a fait ressortir que son contrat a été renouvelé régulièrement sans aucune interruption, et que, de ce fait, il a été en poste pendant plus de trois ans. L’État a toutefois contesté cet argument.

Le chef juge Bernard Sik Yuen et le juge Saheed Bhaukaurally ont maintenu la décision du magistrat de la Cour industrielle en faisant ressortir que chaque contrat doit être considéré séparément. De plus, la Cour suprême a pris en considération que le dernier contrat liant le gouvernement à Jean-Mée Desveaux comporte de nouvelles conditions. « Le salaire et les allocations ont été révisées à la hausse », peut-on lire dans le jugement.



30 April 2011

La lutte continue

Le monument commémorant l'arrestation de Nelson Mandela à Howick en 1962

14 April 2011

Nita’s fat cats

By Subash Gobine
Le Defi Plus
Nita Deerpalsing s’acharne-t-elle particulièrement contre Pravind Jugnauth ou fait-elle son travail de backbencher ?

Si la députée rouge cherche à dénigrer le ministre des Finances et leader du MSM dans le seul but de pousser cet allié hors du gouvernement, alors Navin Ramgoolam lui-même fait face à un problème. Car un backbencher de son parti est en train de déstabiliser son alliance. Si Nita Deerpalsing a eu la bénédiction de son leader pour se livrer à une guérilla contre le MSM, le problème est plus grave encore, surtout que ce gouvernement existe que depuis à peine une année. Dans ce cas, soit Navin Ramgoolam cherche à se débarrasser du MSM pour accueillir le MMM au gouvernement, soit il prend le risque de voir le MSM et le MMM se réunir dans l’Opposition.

Il serait tout à fait invraisemblable que Navin Ramgoolam soit subitement devenu machiavélique au point d’utiliser Nita Deerpalsing comme un bélier pour endommager le MSM. Au fait, il faut en faire une lecture bien simple : Nita Deerpalsing ne fait que fonctionner comme un backbencher efficace. Comme députée, elle ne pourrait qu’interroger des ministres. Et cela fait bien partie des traditions de Westminster. Au contraire, les backbenchers mauriciens sont gentils comparé à leurs semblables dans les autres démocraties.

À Maurice même, le député Yatin Varma était allé bien loin lorsqu’il a contesté Vasant Bunwaree. Il avait même allégué qu’un responsable de corps paraétatique tombant sous la responsabilité du ministre avait sexuellement harcelé une jeune fille. Ce responsable était proche du ministre. Dans le présent cas de Nita Deerpalsing, elle s’est attaquée à deux responsables au ministère des Finances qui ne jouissent pas d’une légitimité politique mais qui sont placés dans des situations où ils disposent de pouvoirs considérables.

Le secrétaire financier Ali Michael Mansoor était un nominé de l’ancien ministre Rama Sithanen et il avait fait l’objet de violentes attaques de la part du MSM alors parti d’Opposition. Sunil Dwarkasing est un ancien employé des casinos qui est devenu en quelque sorte le Jean-Mée Desveaux de Pravind Jugnauth.

Seulement, Desveaux était un technicien hautement qualifié, un conseiller d’une compétence exceptionnelle. Un backbencher averti et pugnace doit absolument démasquer les fat cats qui croient qu’ils n’ont aucun compte à rendre à la population. Comme dans la comédie musicale Cats (à l’ affiche pendant 21 ans à Londres et 18 ans à Broadway) du grand Andrew Lloyd Webber, il y a plusieurs félins à l’Hôtel du Gouvernement et Nita Deerpalsing n’a qu’à les sélectionner l’un après l’autre.

26 March 2011

Affaire MedPoint : Bérenger s’interroge sur le rôle de Sunil Dowarkasing

Par Christina Vilbrun
Le Defi du 03/26/2011 
 
Qu’est-ce que Sunil Dowarkasing faisait à une réunion au ministère de la Santé ? Quel rôle a-t-il joué dans l’affaire Medpoint ? Ce sont les questions que s’est posées Paul Bérenger lors d’une conférence de presse, ce samedi 26 mars. Sollicité pour une réaction, Sunil Dowarkasing ne souhaite faire aucun commentaire et dit avoir référé l’affaire à ses hommes de loi.

La lettre que la ministre Maya Hanoomanjee a envoyée à Pravind Jugnauth pour qu’une somme de Rs 150 millions soient consacrée au projet de l’hôpital gériatrique continue à faire débat. Le leader de l’Opposition, Paul Bérenger, s’intéresse surtout au rôle joué par Sunil Dowarkasing dans cette affaire.

Qu’en pense le principal intéressé ? « Je ne souhaite faire aucun commentaire à ce sujet. Dès que Radio Plus a mentionné cette affaire, j’ai sollicité la justice. Je ne veux surtout pas répondre au leader de l’Opposition. Qu’il ne vienne pas me pointer du doigt et me faire la leçon d’autant plus que dans le passé son conseiller Jean-Mée Desveaux présidait toutes les réunions. Alors que moi, je n’ai jamais présidé aucune réunion », s’insurge Sunil Dowarkasing.

Lors de sa conférence de presse, Paul Bérenger s’est également demandé si le Permanent Assistant Secretary (PAS) qui a présidé le Bid Evaluation Committee au ministère de la Santé sur les équipements de la clinique Medpoint a été interrogé. Le leader du MMM n’a également pas ménagé Navin Ramgoolam qu’il accuse de se « cacher derrière l’ICAC » pour ne pas commenter l’affaire Medpoint. « Le Premier ministre fait diversion en parlant d’hôpital centralisé. J’ai honte pour Navin Ramgoolam. D’autant plus qu’un ancien ministre travailliste a réclamé la démission de Maya Hanoomanjee », martèle-t-il.

Pravind Jugnauth a en aussi pris pour son grade. « Le ministre des Finances donne l’impression que c’est le gouvernement qui paie les subsides sur le riz, la farine et le gaz ménager. Or, cet argent est puisé dans la poche du public-voyageur par le biais des taxes sur le carburant et non dans le Budget comme c’était le cas dans le passé», tempête-t-il. Pour Paul Bérenger, Pravind Jugnauth est en train d’induire la population en erreur tout en vantant les « gimmick » du ministre Showkutally Soodhun sur la baisse des prix.

Paul Bérenger déplore que ce ne soit qu’à la fin d’avril que les personnes qui touchent certaines prestations sociales (social aid, unemployement benefit, etc) recevront une compensation de 3,2 %. « Elles auraient du recevoir cette somme en janvier. Il faut qu’elles soient payées le plus vite possible et qu’elles obtiennent l’argent dû pour les mois perdus. »

Paul Bérenger se dit également « révolté » par la politique de deux poids deux mesures dans l’affaire Infinity. « Le gouvernement peut débourser des millions pour soutenir Jean Suzanne, mais ne peut le faire pour les employés d’Infinity ». Il réclame aussi que le directeur de l’Audit se penche sur la construction du Bagatelle Dam afin de veiller à ce que chaque roupie soit bien utilisée. D’autant plus, soutient-il, qu’un seul contracteur a été désigné.

S’agissant du scandale indien G2 où des firmes mauriciennes seraient impliquées, Paul Bérenger recommande que quelqu’un de crédible soit nommé à la tête de la Financial Services Commission pour régler cette affaire et veiller à ce que l’image de notre offshore ne soit pas entachée. Il déplore dans la même foulée que Navin Ramgoolam n’ait toujours pas nommé un ambassadeur en Inde.

28 September 2010

La VOH dénonce les attaques contre Sadhna Seechurn

Le Matinal du 28 septembre 2010

La Voice of Hindu (VOH), par la voix de son président Krit Manohur, a fait une sortie en règle contre une section de la presse, en l’occurrence un hebdomadaire dominical et un quotidien du matin “pour l’insinuation contre Sadhna Seechurn, Personal Secretary au bureau du Premier ministre”.

Selon Krit Manohur cela s’insère dans une stratégie bien établie qui vise à proférer des insinuations viles et des attaques bien basses contre certaines personnes bien ciblées. “Tous ceux qui connaissent Sadhna Seechurn sont d’avis qu’elle a toujours fait un travail remarquable que ce soit sous l’ancien ministre Joe Lesjongard ou sous l’ancien Foreign Secretary Vijay Makhan. Krit Manohur se demande pourquoi d’autres fonctionnaires qui étaient affectés au bureau du Premier ministre dans le passé entre autres Mmes Nicolin et Jeanne Naiken ou encore des contractuels, tels que Mme Beegaignon ou M. Jean-Mée Desveaux n’ont jamais été des cibles privilégies de cette section de la presse comme Sadhna Seechurn l’est aujourd’hui”.

Krit Manohur déclare que la population mauricienne n’est pas dupe par ces attaques savamment déguisées. “Ces journaux ne doivent pas assimiler le silence de la majorité de la population à une faiblesse. Cette masse silencieuse saura réagir en temps et lieu. Le retour de la manivelle sera assurément dûr à subir”, a déclaré Krit Manohur.