The following postings concern published articles and interviews on or by Jean-Mée Desveaux during his career as economist, journalist or as Special Adviser to the Hon. Paul R. Bérenger, Deputy Prime Minister and Prime Minister of Mauritius 1995-1997 and 2000-2005, respectively. The journalistic contributions range over a few decades and include interviews in the late 1970’s, economic analysis and opinion articles of a more recent vintage.
JM et les chefs coutumiers de la République démocratique du Congo
30 April 2011
14 April 2011
Nita’s fat cats
By Subash Gobine
Le Defi Plus
Le Defi Plus
Nita Deerpalsing s’acharne-t-elle particulièrement contre Pravind Jugnauth ou fait-elle son travail de backbencher ?
Si la députée rouge cherche à dénigrer le ministre des Finances et leader du MSM dans le seul but de pousser cet allié hors du gouvernement, alors Navin Ramgoolam lui-même fait face à un problème. Car un backbencher de son parti est en train de déstabiliser son alliance. Si Nita Deerpalsing a eu la bénédiction de son leader pour se livrer à une guérilla contre le MSM, le problème est plus grave encore, surtout que ce gouvernement existe que depuis à peine une année. Dans ce cas, soit Navin Ramgoolam cherche à se débarrasser du MSM pour accueillir le MMM au gouvernement, soit il prend le risque de voir le MSM et le MMM se réunir dans l’Opposition.
Il serait tout à fait invraisemblable que Navin Ramgoolam soit subitement devenu machiavélique au point d’utiliser Nita Deerpalsing comme un bélier pour endommager le MSM. Au fait, il faut en faire une lecture bien simple : Nita Deerpalsing ne fait que fonctionner comme un backbencher efficace. Comme députée, elle ne pourrait qu’interroger des ministres. Et cela fait bien partie des traditions de Westminster. Au contraire, les backbenchers mauriciens sont gentils comparé à leurs semblables dans les autres démocraties.
À Maurice même, le député Yatin Varma était allé bien loin lorsqu’il a contesté Vasant Bunwaree. Il avait même allégué qu’un responsable de corps paraétatique tombant sous la responsabilité du ministre avait sexuellement harcelé une jeune fille. Ce responsable était proche du ministre. Dans le présent cas de Nita Deerpalsing, elle s’est attaquée à deux responsables au ministère des Finances qui ne jouissent pas d’une légitimité politique mais qui sont placés dans des situations où ils disposent de pouvoirs considérables.
Le secrétaire financier Ali Michael Mansoor était un nominé de l’ancien ministre Rama Sithanen et il avait fait l’objet de violentes attaques de la part du MSM alors parti d’Opposition. Sunil Dwarkasing est un ancien employé des casinos qui est devenu en quelque sorte le Jean-Mée Desveaux de Pravind Jugnauth.
Seulement, Desveaux était un technicien hautement qualifié, un conseiller d’une compétence exceptionnelle. Un backbencher averti et pugnace doit absolument démasquer les fat cats qui croient qu’ils n’ont aucun compte à rendre à la population. Comme dans la comédie musicale Cats (à l’ affiche pendant 21 ans à Londres et 18 ans à Broadway) du grand Andrew Lloyd Webber, il y a plusieurs félins à l’Hôtel du Gouvernement et Nita Deerpalsing n’a qu’à les sélectionner l’un après l’autre.
Si la députée rouge cherche à dénigrer le ministre des Finances et leader du MSM dans le seul but de pousser cet allié hors du gouvernement, alors Navin Ramgoolam lui-même fait face à un problème. Car un backbencher de son parti est en train de déstabiliser son alliance. Si Nita Deerpalsing a eu la bénédiction de son leader pour se livrer à une guérilla contre le MSM, le problème est plus grave encore, surtout que ce gouvernement existe que depuis à peine une année. Dans ce cas, soit Navin Ramgoolam cherche à se débarrasser du MSM pour accueillir le MMM au gouvernement, soit il prend le risque de voir le MSM et le MMM se réunir dans l’Opposition.
Il serait tout à fait invraisemblable que Navin Ramgoolam soit subitement devenu machiavélique au point d’utiliser Nita Deerpalsing comme un bélier pour endommager le MSM. Au fait, il faut en faire une lecture bien simple : Nita Deerpalsing ne fait que fonctionner comme un backbencher efficace. Comme députée, elle ne pourrait qu’interroger des ministres. Et cela fait bien partie des traditions de Westminster. Au contraire, les backbenchers mauriciens sont gentils comparé à leurs semblables dans les autres démocraties.
À Maurice même, le député Yatin Varma était allé bien loin lorsqu’il a contesté Vasant Bunwaree. Il avait même allégué qu’un responsable de corps paraétatique tombant sous la responsabilité du ministre avait sexuellement harcelé une jeune fille. Ce responsable était proche du ministre. Dans le présent cas de Nita Deerpalsing, elle s’est attaquée à deux responsables au ministère des Finances qui ne jouissent pas d’une légitimité politique mais qui sont placés dans des situations où ils disposent de pouvoirs considérables.
Le secrétaire financier Ali Michael Mansoor était un nominé de l’ancien ministre Rama Sithanen et il avait fait l’objet de violentes attaques de la part du MSM alors parti d’Opposition. Sunil Dwarkasing est un ancien employé des casinos qui est devenu en quelque sorte le Jean-Mée Desveaux de Pravind Jugnauth.
Seulement, Desveaux était un technicien hautement qualifié, un conseiller d’une compétence exceptionnelle. Un backbencher averti et pugnace doit absolument démasquer les fat cats qui croient qu’ils n’ont aucun compte à rendre à la population. Comme dans la comédie musicale Cats (à l’ affiche pendant 21 ans à Londres et 18 ans à Broadway) du grand Andrew Lloyd Webber, il y a plusieurs félins à l’Hôtel du Gouvernement et Nita Deerpalsing n’a qu’à les sélectionner l’un après l’autre.
26 March 2011
Affaire MedPoint : Bérenger s’interroge sur le rôle de Sunil Dowarkasing
Par Christina Vilbrun
Le Defi du 03/26/2011
Le Defi du 03/26/2011
Qu’est-ce que Sunil Dowarkasing faisait à une réunion au ministère de la Santé ? Quel rôle a-t-il joué dans l’affaire Medpoint ? Ce sont les questions que s’est posées Paul Bérenger lors d’une conférence de presse, ce samedi 26 mars. Sollicité pour une réaction, Sunil Dowarkasing ne souhaite faire aucun commentaire et dit avoir référé l’affaire à ses hommes de loi.
La lettre que la ministre Maya Hanoomanjee a envoyée à Pravind Jugnauth pour qu’une somme de Rs 150 millions soient consacrée au projet de l’hôpital gériatrique continue à faire débat. Le leader de l’Opposition, Paul Bérenger, s’intéresse surtout au rôle joué par Sunil Dowarkasing dans cette affaire.
Qu’en pense le principal intéressé ? « Je ne souhaite faire aucun commentaire à ce sujet. Dès que Radio Plus a mentionné cette affaire, j’ai sollicité la justice. Je ne veux surtout pas répondre au leader de l’Opposition. Qu’il ne vienne pas me pointer du doigt et me faire la leçon d’autant plus que dans le passé son conseiller Jean-Mée Desveaux présidait toutes les réunions. Alors que moi, je n’ai jamais présidé aucune réunion », s’insurge Sunil Dowarkasing.
Lors de sa conférence de presse, Paul Bérenger s’est également demandé si le Permanent Assistant Secretary (PAS) qui a présidé le Bid Evaluation Committee au ministère de la Santé sur les équipements de la clinique Medpoint a été interrogé. Le leader du MMM n’a également pas ménagé Navin Ramgoolam qu’il accuse de se « cacher derrière l’ICAC » pour ne pas commenter l’affaire Medpoint. « Le Premier ministre fait diversion en parlant d’hôpital centralisé. J’ai honte pour Navin Ramgoolam. D’autant plus qu’un ancien ministre travailliste a réclamé la démission de Maya Hanoomanjee », martèle-t-il.
Pravind Jugnauth a en aussi pris pour son grade. « Le ministre des Finances donne l’impression que c’est le gouvernement qui paie les subsides sur le riz, la farine et le gaz ménager. Or, cet argent est puisé dans la poche du public-voyageur par le biais des taxes sur le carburant et non dans le Budget comme c’était le cas dans le passé», tempête-t-il. Pour Paul Bérenger, Pravind Jugnauth est en train d’induire la population en erreur tout en vantant les « gimmick » du ministre Showkutally Soodhun sur la baisse des prix.
Paul Bérenger déplore que ce ne soit qu’à la fin d’avril que les personnes qui touchent certaines prestations sociales (social aid, unemployement benefit, etc) recevront une compensation de 3,2 %. « Elles auraient du recevoir cette somme en janvier. Il faut qu’elles soient payées le plus vite possible et qu’elles obtiennent l’argent dû pour les mois perdus. »
Paul Bérenger se dit également « révolté » par la politique de deux poids deux mesures dans l’affaire Infinity. « Le gouvernement peut débourser des millions pour soutenir Jean Suzanne, mais ne peut le faire pour les employés d’Infinity ». Il réclame aussi que le directeur de l’Audit se penche sur la construction du Bagatelle Dam afin de veiller à ce que chaque roupie soit bien utilisée. D’autant plus, soutient-il, qu’un seul contracteur a été désigné.
S’agissant du scandale indien G2 où des firmes mauriciennes seraient impliquées, Paul Bérenger recommande que quelqu’un de crédible soit nommé à la tête de la Financial Services Commission pour régler cette affaire et veiller à ce que l’image de notre offshore ne soit pas entachée. Il déplore dans la même foulée que Navin Ramgoolam n’ait toujours pas nommé un ambassadeur en Inde.
La lettre que la ministre Maya Hanoomanjee a envoyée à Pravind Jugnauth pour qu’une somme de Rs 150 millions soient consacrée au projet de l’hôpital gériatrique continue à faire débat. Le leader de l’Opposition, Paul Bérenger, s’intéresse surtout au rôle joué par Sunil Dowarkasing dans cette affaire.
Qu’en pense le principal intéressé ? « Je ne souhaite faire aucun commentaire à ce sujet. Dès que Radio Plus a mentionné cette affaire, j’ai sollicité la justice. Je ne veux surtout pas répondre au leader de l’Opposition. Qu’il ne vienne pas me pointer du doigt et me faire la leçon d’autant plus que dans le passé son conseiller Jean-Mée Desveaux présidait toutes les réunions. Alors que moi, je n’ai jamais présidé aucune réunion », s’insurge Sunil Dowarkasing.
Lors de sa conférence de presse, Paul Bérenger s’est également demandé si le Permanent Assistant Secretary (PAS) qui a présidé le Bid Evaluation Committee au ministère de la Santé sur les équipements de la clinique Medpoint a été interrogé. Le leader du MMM n’a également pas ménagé Navin Ramgoolam qu’il accuse de se « cacher derrière l’ICAC » pour ne pas commenter l’affaire Medpoint. « Le Premier ministre fait diversion en parlant d’hôpital centralisé. J’ai honte pour Navin Ramgoolam. D’autant plus qu’un ancien ministre travailliste a réclamé la démission de Maya Hanoomanjee », martèle-t-il.
Pravind Jugnauth a en aussi pris pour son grade. « Le ministre des Finances donne l’impression que c’est le gouvernement qui paie les subsides sur le riz, la farine et le gaz ménager. Or, cet argent est puisé dans la poche du public-voyageur par le biais des taxes sur le carburant et non dans le Budget comme c’était le cas dans le passé», tempête-t-il. Pour Paul Bérenger, Pravind Jugnauth est en train d’induire la population en erreur tout en vantant les « gimmick » du ministre Showkutally Soodhun sur la baisse des prix.
Paul Bérenger déplore que ce ne soit qu’à la fin d’avril que les personnes qui touchent certaines prestations sociales (social aid, unemployement benefit, etc) recevront une compensation de 3,2 %. « Elles auraient du recevoir cette somme en janvier. Il faut qu’elles soient payées le plus vite possible et qu’elles obtiennent l’argent dû pour les mois perdus. »
Paul Bérenger se dit également « révolté » par la politique de deux poids deux mesures dans l’affaire Infinity. « Le gouvernement peut débourser des millions pour soutenir Jean Suzanne, mais ne peut le faire pour les employés d’Infinity ». Il réclame aussi que le directeur de l’Audit se penche sur la construction du Bagatelle Dam afin de veiller à ce que chaque roupie soit bien utilisée. D’autant plus, soutient-il, qu’un seul contracteur a été désigné.
S’agissant du scandale indien G2 où des firmes mauriciennes seraient impliquées, Paul Bérenger recommande que quelqu’un de crédible soit nommé à la tête de la Financial Services Commission pour régler cette affaire et veiller à ce que l’image de notre offshore ne soit pas entachée. Il déplore dans la même foulée que Navin Ramgoolam n’ait toujours pas nommé un ambassadeur en Inde.
28 September 2010
La VOH dénonce les attaques contre Sadhna Seechurn
Le Matinal du 28 septembre 2010
La Voice of Hindu (VOH), par la voix de son président Krit Manohur, a fait une sortie en règle contre une section de la presse, en l’occurrence un hebdomadaire dominical et un quotidien du matin “pour l’insinuation contre Sadhna Seechurn, Personal Secretary au bureau du Premier ministre”.
Selon Krit Manohur cela s’insère dans une stratégie bien établie qui vise à proférer des insinuations viles et des attaques bien basses contre certaines personnes bien ciblées. “Tous ceux qui connaissent Sadhna Seechurn sont d’avis qu’elle a toujours fait un travail remarquable que ce soit sous l’ancien ministre Joe Lesjongard ou sous l’ancien Foreign Secretary Vijay Makhan. Krit Manohur se demande pourquoi d’autres fonctionnaires qui étaient affectés au bureau du Premier ministre dans le passé entre autres Mmes Nicolin et Jeanne Naiken ou encore des contractuels, tels que Mme Beegaignon ou M. Jean-Mée Desveaux n’ont jamais été des cibles privilégies de cette section de la presse comme Sadhna Seechurn l’est aujourd’hui”.
Krit Manohur déclare que la population mauricienne n’est pas dupe par ces attaques savamment déguisées. “Ces journaux ne doivent pas assimiler le silence de la majorité de la population à une faiblesse. Cette masse silencieuse saura réagir en temps et lieu. Le retour de la manivelle sera assurément dûr à subir”, a déclaré Krit Manohur.
Selon Krit Manohur cela s’insère dans une stratégie bien établie qui vise à proférer des insinuations viles et des attaques bien basses contre certaines personnes bien ciblées. “Tous ceux qui connaissent Sadhna Seechurn sont d’avis qu’elle a toujours fait un travail remarquable que ce soit sous l’ancien ministre Joe Lesjongard ou sous l’ancien Foreign Secretary Vijay Makhan. Krit Manohur se demande pourquoi d’autres fonctionnaires qui étaient affectés au bureau du Premier ministre dans le passé entre autres Mmes Nicolin et Jeanne Naiken ou encore des contractuels, tels que Mme Beegaignon ou M. Jean-Mée Desveaux n’ont jamais été des cibles privilégies de cette section de la presse comme Sadhna Seechurn l’est aujourd’hui”.
Krit Manohur déclare que la population mauricienne n’est pas dupe par ces attaques savamment déguisées. “Ces journaux ne doivent pas assimiler le silence de la majorité de la population à une faiblesse. Cette masse silencieuse saura réagir en temps et lieu. Le retour de la manivelle sera assurément dûr à subir”, a déclaré Krit Manohur.
16 February 2009
Apologie d’un génocide
l'express du 16/02/2009
Par Jean-Mée DESVEAUX
Un Premier ministre corrompu, déchu et méprisé de ses pairs essaie de laver son honneur avant son expulsion dans le sang des enfants innocents de Gaza. Un ministre de la guerre et son collègue des Affaires étrangères s’associent à ces crimes de guerre pour gagner un électorat israélien d’extrême droite raciste, pour qui le seul bon Arabe est somme toute un Arabe mort.
Voilà en quelque sorte le back drop des derniers excès de l’Etat hébreux qui ont causé le meurtre, de sang- froid, de plus de 1300 Palestiniens au vu et au su d’une communauté internationale complice par son silence, elle qui est si sourcilleuse des crimes contre l’humanité quand de telles hécatombes ont lieu ailleurs.
Gaza est une terre palestinienne jusqu’à récemment physiquement occupée, en toute illégalité internationale, par l’armée de l’Etat hébreux. Cette occupation qui a duré des décennies visait à permettre aux colons juifs d’y bâtir des settlements qui feraient boule de neige jusqu’à la spoliation totale des Gazaouïs, à l’image du processus qui accompagna la naissance de l’Etat d’Israël en 1948. On se souvient qu’à ce moment, le demi- million de colons juifs, après une campagne terroriste réussie contre le protectorat britannique, expulsèrent manu militari près d’un million de Palestiniens, soit la grande majorité de ce peuple de leur pays. Ce fut le nettoyage ethnique par excellence bien que celui là on ne l’entend pas décrié par ces militants des droits de l’homme de la dernière heure. Ce sont ces Palestiniens chassés de leurs terres qui, aujourd’hui au nombre de plusieurs millions, vivent depuis 60 ans sous des tentes dans des camps de réfugiés à la merci des pays d’hôtes ( Liban, Jordanie, etc) qui ne rêvent que de les chasser. Ce sont ces mêmes millions de Palestiniens qui vivent des aumônes internationales auxquels Israël , ce paragon de démocratie occidentale , refuse le droit humain le plus élémentaire de retour à leur pays d’origine.
Malheureusement pour Israël, en ce qui concerne le petit territoire palestinien de Gaza, ce plan n’a pas marché comme prévu. Ariel Sharon, le Premier ministre israélien en 2003, ( responsable de la sécurité des civils qu’il a laissés égorger par ses alliés, lors du Massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et de Chatila en 1982) allait concéder que la résistance du Hamas rendait impossible l’annexation, par l’usure, de ce territoire pas plus grand que l’ile Maurice. L’armée israélienne se retira de Gaza militairement tout en renforçant l’occupation des accès aérien et maritime et le bouclage hermétique des frontières.
Cette chape de plomb fait de Gaza aujourd’hui le plus grand camp de concentration que le monde ait jamais connu. Pour survivre, les Gazaouis ont montré au très puissant Etat d’Israël que malgré sa supériorité écrasante et le soutien indéfectible des Etats Unis, l’esprit humain est indomptable et ne se plie pas quand l’injustice qui l’afflige et essaie de le rompre est aussi déshumanisante. Leur héroïsme et leur ingéniosité ont permis à ces Gazaouis de creuser des tunnels jusqu’à l’Egypte voisine à travers lesquels la survie de ce peuple qu’Israël menace d’extermination est tant soit peu assurée. C’est dans ces tunnels que le gouvernement égyptien ( dont la longue dictature survit à cause des milliards du contribuable américain) a pompé du gaz mortel pour parachever l’image du camp de concentration.
Cet épisode qui fait honte au genre humain où tout un peuple est obligé de se nourrir comme des taupes restera gravé dans l’histoire comme l’exemple infâme et flagrant de la lâcheté de la communauté internationale. Que les grands de ce monde choisissent plutôt de condamner la seule riposte ( hautement symbolique) des rockets artisanaux que les Gazaouis lobent sur Israël à partir de leur camp de concentration, ne fait qu’appuyer le parti pris des grandes puissances en faveur d’Israël.
Pour corser son insolente résistance aux yeux du militarisme débridé israélien, les Gazaouites ont, en toute légitimité, à travers des élections on ne peut plus libres et justes, voté pour le Hamas, seul parti qui permette encore aux Palestiniens de s’accrocher à l’espoir que leur existence cessera un jour d’être le cauchemar qu’ils vivent depuis 60 ans. Ils ont ainsi rejeté le Fatah de Mahmoud Habbas devenu tragiquement le paillasson de l’Etat israélien et de son allié américain. Habbas, dont le Fatah est le gouvernement fantoche du West Bank ( l’autre territoire palestinien occupé malgré la litanie de résolutions onusiennes) est régulièrement tourné en bourrique par les promesses sans cesse rompues de l’Etat hébreux et a perdu toute crédibilité à travers un savant système de manipulation . Que dire en effet d’un aspirant chef d’Etat palestinien qui reçoit du matériel militaire …. d’Israël pour combattre ses propres frères palestiniens.
Son dernier trait de génie politique a été de sauvagement réprimer les manifestations anti Israéliennes du peuple palestinien dans le West Bank lors de la punition meurtrière par Israël des 1,2 millions d’habitants de Gaza. Israël a ainsi brillamment réussi à neutraliser l’Autorité palestinienne de feu Yasser Arafat aujourd’hui aux mains de la marionnette Mahmoud Habbas dont le territoire se réduit comme une peau de chagrin à coup de nouvelles colonisations juives qui ne feront du reste qu’augmenter avec les promesses électorales des partis religieux et islamophobes d’extrême droite que les deux grands partis israéliens convoitent.
Le concept de punition collective de 1,2 millions de personnes , aussi répugnante qu’elle puisse sembler, s’applique trop justement à ce qui vient de se passer à Gaza. Les Gazaouis sont punis pour deux fautes distinctes : 1) d’abord d’avoir joué à David et Goliath et réussi la prouesse de faire évacuer l’envahisseur israélien par la détermination malgré sa supériorité militaire au- delà de toute comparaison ; ceci est un mauvais exemple et risque de faire des émules au sein des habitants du West Bank et de Jérusalem Est également occupé ; 2) ils sont punis, ensuite, pour avoir voté Hamas et déjoué in extremis la brillante stratégie des Israéliens qui avaient espéré un vote pour l’Autorité palestinienne de Mahmoud Habbas devenu le laquais d’Israël. Si près du but de parfaire sa supériorité militaire par une victoire diplomatique à travers sa mainmise sur une Autorité palestinienne qu’elle renvoie à la niche entre deux conférences sans issues aux USA, Israël voit surgir une réelle résistance palestinienne qui renaît de ses cendres, cristallise les espoirs légitimes du peuple palestinien et menace le rêve sioniste du Grand Israël qui parachèverait le nettoyage ethnique de 1948; c’était trop pour un Etat qui fait fi de la retenue que lui impose sa place au sein des nations dites respectables. Quand on ajoute à tout cela un Olmert en disgrâce et des élections prochaines au sein d’un électorat surchauffé racialement à bloc à la veille de la joute électorale, on obtient la recette ( sans que les objectifs de cette massive insanité militaire n’aient jamais été rationnellement établis) à produire un de ces événements historiques qui jettent un opprobre collectif sur le genre humain.
Pour bien se prévaloir du droit de bafouer les lois internationales en matière de crime contre l’humanité dans la poursuite de sa politique expansionniste, Israël a, tel un Etat voyou, refusé, comme les USA du reste, d’apposer sa signature au traité de la Cour pénale internationale qui astreint les Etats à respecter la population civile durant les conflits armés.
Cela n’a pas empêché le secrétaire des Nations unies à exprimer publiquement sa révulsion et sa colère devant l’hécatombe qu’Israël a créé à Gaza, insistant que les responsables de ce carnage devraient être punis. En sus du blitz de F18 ( compliment du contribuable américain) et de mortiers expressément imprécis ( plutôt que ceux munis de GPS), l’usage du white phosphorus strictement prohibé au sein de la population civile fait de l’acharnement d’Israël un text book example de crime de guerre. On se souvient que cette tactique de cibler les civils était à son apogée en 2005 lors du bombardement sanglant de la population libanaise par Israël. Mais ce qui montre la scélératesse de l’Etat hébreux, c’est que ses dirigeants qui pourchassent, plus de 60 ans plus tard, les responsables de l’Holocauste contre le peuple juif, prennent congé de cette soif de justice et défendent inconditionellement des criminels de guerre en son sein : le nom des militaires impliqués dans le génocide de Gaza sont enlevés des archives publics avec soin, le visage de ces meurtriers sont strictement censurés sur les photos et vidéo des médias, l’Etat d’Israël les déconseille d’effectuer des voyages internationaux de peur qu’ils se fassent arrêter, et, l’Etat offre à tout militaire israélien pris dans le filet de la justice internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité une aide financière et les meilleurs hommes de lois du monde pour les défendre.
Si ce n’est pas là un aveu que l’Etat d’Israël reconnaît et assume pleinement le caractère de ses crimes contre l’humanité, ça lui ressemble étrangement.
C’est sur ce fond que doivent être jugés les événements qui se sont produits ces derniers temps sur la visite de Monsieur Enrico Macias. Ce vieux chanteur a jugé bon de donner son soutien moral à l’immoralité de l’Etat hébreux par solidarité ethnique. Il agit ainsi comme le reste de la diaspora juive pour qui, malgré ses pires excès, Israël a toujours raison. Soit. C’est son droit bien que son image chez ses fans réfléchis, s’il en existe encore, devrait prendre un certain coup. Cette apologie du terrorisme d’Etat dans une figure médiatique doit interpeller les autorités qui accueillent cet artiste au sein de leurs frontières. Ceux qui trouvent déplacée la démarche de l’ Attorney General , Rama Valayden d’engager le boycott de Macias à Maurice ne savent peutêtre pas que le lobby juif ne s’est pas gêné de décréter comme persona non grata et islamiste dangereux Cat Stevens, dont l’humanisme n’est plus à prouver.
Tout cela serait relégué à l’actualité internationale si tel le vice- Premier ministre d’une République bananière Xavier- Luc Duval ne s’était pas prostré devant le représentant du lobby juif français en lui faisant des excuses qui humilient toute la République et l’entachent du sang des enfants assassinés de Gaza. Ce redneck avait menacé de boycotter le tourisme mauricien en faisant un lobby chez ses coreligionnaires français. En ce faisant, il crée avec une irresponsabilité abêtissante, un lien dangereux dans l’esprit surchauffé des opposants du génocide palestinien, qui sont ainsi invités à faire un amalgame explosif entre touristes français et juifs supporteurs irréductibles de la boucherie qu’ils viennent d’assister sur leurs petits écrans. En ce servant des touristes français d’extraction juive comme bouclier économique à l’encontre de toute critique des excès d’Israël, ce triste sire met en danger ces mêmes coreligionnaires qu’il est ( sans doute grassement) payé de protéger. Ceci est d’autant plus vrai que des frictions de ce genre ont déjà jeté leur venin sur la quiétude de certains grands établissements hôteliers du Nord.
L’île Maurice est en passe de perdre 200 000 touristes et on pourrait à première vue comprendre le souci du ministre du Tourisme de faire tout ce qui lui est possible pour ne pas empirer cette situation.
Mais se conduire en paillasson devant les pires crimes contre l’humanité est, a été et restera une marque de lâcheté internationale hautement condamnable quel que soit le lieu, le temps ou les victimes impliquées.
La république est en droit d’espérer que Xavier- Luc Duval n’aurait pas, en plein Holocauste, appelé Berlin dans les années trente pour s’excuser des critiques acerbes d’un collègue à l’égard de la politique du Troisième Reich vis- à- vis des juifs. La république est en droit d’exiger la même retenue de nos politiciens quand les enfants des victimes d’hier deviennent aujourd’hui les bourreaux des enfants de Gaza.
Réaction à ''Apologie d'un génocide''
From: Jean-Louis GRECO [mailto:jeanlouis.greco@gmail.com]
Sent: lundi 16 février 2009 20:28
To: redaction@lexpress.mu
Subject: APOLOGIE D'UN GENOCIDE
Monsieur le rédacteur en chef,
Il est très rare de trouver, dans la presse francophone, un aussi bon article que celui de Mr Jean-Mée Desveaux. Je remercie l'Express et l'auteur pour sa clairvoyance,et son analyse très objective de la furie barbaresque de Tsahal.Pour la défense des DROITS HUMAINS et en souvenir de ceux qui sont morts pour la simple raison qu'ils sont palestiniens, il serait intolérable de continuer à laisser les crimes génocidaires d'Israel impunis. Même si aujourd'hui il peut paraître difficile dans le droit international de poursuivre l'Etat d'Israel. Rien n'est difficile, tout est possible.Devant l'affux de demandes individuelles sous l'égide d'une cinquantaine d'ONG, un juge du CPI étudie par un artifice de droit la possibilité de faire ouvrir une enquête par le procureur du CPI.Vous pourriez si vous le vouliez proposer à vos lecteurs d'écrire individuellement à Mr le Procureur de la Cour Pénale Internationale de La Haye pour lui demander l'ouverture d'une enquête.Par ailleurs Maurice recoit en grande pompe le Président de la Chine Populaire.Il ne faudrait pas oublier que Mr Hu Jintao n'est pas irréprochable, avec la répression sanglante de 1989, sans parler de la liberté de la presse qui est passablement bafouée et réprimée en Chine.
Salutations distinguées.
Jean-Louis GRECO
Sent: lundi 16 février 2009 20:28
To: redaction@lexpress.mu
Subject: APOLOGIE D'UN GENOCIDE
Monsieur le rédacteur en chef,
Il est très rare de trouver, dans la presse francophone, un aussi bon article que celui de Mr Jean-Mée Desveaux. Je remercie l'Express et l'auteur pour sa clairvoyance,et son analyse très objective de la furie barbaresque de Tsahal.Pour la défense des DROITS HUMAINS et en souvenir de ceux qui sont morts pour la simple raison qu'ils sont palestiniens, il serait intolérable de continuer à laisser les crimes génocidaires d'Israel impunis. Même si aujourd'hui il peut paraître difficile dans le droit international de poursuivre l'Etat d'Israel. Rien n'est difficile, tout est possible.Devant l'affux de demandes individuelles sous l'égide d'une cinquantaine d'ONG, un juge du CPI étudie par un artifice de droit la possibilité de faire ouvrir une enquête par le procureur du CPI.Vous pourriez si vous le vouliez proposer à vos lecteurs d'écrire individuellement à Mr le Procureur de la Cour Pénale Internationale de La Haye pour lui demander l'ouverture d'une enquête.Par ailleurs Maurice recoit en grande pompe le Président de la Chine Populaire.Il ne faudrait pas oublier que Mr Hu Jintao n'est pas irréprochable, avec la répression sanglante de 1989, sans parler de la liberté de la presse qui est passablement bafouée et réprimée en Chine.
Salutations distinguées.
Jean-Louis GRECO
07 December 2008
Chances… inégales au CEB
Assemblée nationale
Le Week-End
Il a été beaucoup question de chances égales, mardi dernier, à l'Assemblée nationale, d'abord, durant la tranche dévolue à la Private Notice Question du leader de l'opposition qui était consacrée à la nomination de Chavan Dabeedin à la direction du Central Electricity Board alors qu'il n'est que septième dans la hiérarchie et, ensuite, lors des débats sur l'Equal Opportunity Bill lorsque, mis en présence des documents qu'il a demandé et qui ont déposés par le Dr Rashid Beebejaun, Paul Bérenger est venu révéler que c'est sur proposition du président du CEB, Patrick Assirvaden que le nouveau directeur a été nommé le 20 novembre, après avoir indiqué avoir tout simplement reçu une lettre de l'intéressé. Un cas flagrant de chances inégales…
Voici les extraits y relatifs des procès verbaux de la réunion du conseil d'administration du CEB du 20 novembre dernier: "The Chairman further informed Board members that a letter has been adressed to his person by Mr. C. Dabeedin showing interests in the post of General Manager". Et sans discussion aucune sur le procédé, le conseil d'administration devait aussi prendre connaissance de la lettre de M. Dabeedin à Patrick Assirvaden et de sa carrière de 16 ans au CEB. C'est juste après que le président devait formellement proposer la nomination de M. Dabeedin, laquelle a été acceptée.
Le nouveau directeur qui remplace l'ancien Financial Secretary, Krishna Guptar, aura droit aux même conditions de service que son prédécesseur, un salaire de Rs 100 000 par mois, une prime annuelle de 25%, une "entertainment allowance" de Rs 7 000 par mois, deux billets d'avions en classe affaires sur le trajet Maurice/Londres/Maurice, une couverture médicale mensuelle de Rs 2 500, une allocation de transport de Rs 8 350 par mois et une voiture de 2 200 cc. Tous ces détails ont été fournis suite à la PNQ du leader de l'opposition.
C'est alors qu'il parlait de "viol permanent de la méritocratie, la politique des petits copains et de la politisation à outrance des institutions" lors de la conclusion de son intervention sur l'Equal Opportunity Bill que Paul Bérenger a évoqué les conditions de la nomination du nouveau directeur du CEB. C'est contraire au principe même de chances égales et ce n'est pas équitable du tout, a-t-il dit. Ce point avait également été martelé plus tôt lors de la PNQ, le leader de l'opposition soulignant que, dans ce cas de nomination interne, la possibilité de postuler aurait dû être donnée à d'autres plus qualifiés et comptant plus de temps de service. Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures Publiques avait lui- même reconnu qu'il y a pas moins de six cadres qui étaient les "senior most" dont Gérard Hébrard, l'actuel directeur adjoint qui compte 42 ans de service au CEB.
Expulsion d'Ajay Gunness
Pour justifier la nomination de Chavan Dabeedin, Rashid Beebeejaun était aussi longuement revenu auparavant sur la nomination des directeurs canadiens du CEB et d'un externe, Ravin Dajee, sous le précédent gouvernement MSM/MMM avec des salaires plus élevés que M. Dabeedin auquel il a attribué un "impressive record" en 16 ans de service au CEB, tandis que le leader de l'opposition a insisté sur son argument à l'effet que la désignation ayant été faite de manière interne, la chance aurait dû être donnée à tous les cadres qualifiés et avec l'expérience requise pour postuler.
La PNQ s'est déroulée dans une ambiance électrique, des accrochages opposant Rajesh Bhagwan au Premier ministre, le député du MMM accusant le gouvernement d'avoir récompensé le nouveau directeur "ki fine travaille pour l'Alliance sociale dans Quatre-Bornes". La tension devait monter d'un cran lorsque Nita Deerpalsing adressera une question au Dr Rashid Beebeejaun sur Jean Mée Desveaux. Levée de boucliers des rangs du MMM, avec des élus de la rangée partant d'Ajay Gunness à Rajesh Bhagwan, en passant par Françoise Labelle et Jean-Claude Barbier, lançant "raciste, to malade toi".
Le Speaker est intervenu pour demander à Ajay Gunness de retirer le mot "raciste" mais ce dernier, après consultations avec le leader de l'opposition devait sèchement dire : "I maintain". Kailash Purryag l'a alors invité à se retirer de l'hémicycle, ce qu'il fit. Toujours est-il que cet incident devait susciter son lot de commentaires, Paul Bérenger soutenant que les travaux se sont déroulés sans anicroche lors de précédentes séances et en l'absence de la députée de Quatre-Bornes. "Ti ploré, ti vine rode ticket ar nou, li ti pé zoure toi, kan pa gagné, ine allé dan PTr", devait lancer un Jayen Cuttaree visiblement exaspéré par la conduite de Nita Deerpalsing.
Le Week-End
Il a été beaucoup question de chances égales, mardi dernier, à l'Assemblée nationale, d'abord, durant la tranche dévolue à la Private Notice Question du leader de l'opposition qui était consacrée à la nomination de Chavan Dabeedin à la direction du Central Electricity Board alors qu'il n'est que septième dans la hiérarchie et, ensuite, lors des débats sur l'Equal Opportunity Bill lorsque, mis en présence des documents qu'il a demandé et qui ont déposés par le Dr Rashid Beebejaun, Paul Bérenger est venu révéler que c'est sur proposition du président du CEB, Patrick Assirvaden que le nouveau directeur a été nommé le 20 novembre, après avoir indiqué avoir tout simplement reçu une lettre de l'intéressé. Un cas flagrant de chances inégales…
Voici les extraits y relatifs des procès verbaux de la réunion du conseil d'administration du CEB du 20 novembre dernier: "The Chairman further informed Board members that a letter has been adressed to his person by Mr. C. Dabeedin showing interests in the post of General Manager". Et sans discussion aucune sur le procédé, le conseil d'administration devait aussi prendre connaissance de la lettre de M. Dabeedin à Patrick Assirvaden et de sa carrière de 16 ans au CEB. C'est juste après que le président devait formellement proposer la nomination de M. Dabeedin, laquelle a été acceptée.
Le nouveau directeur qui remplace l'ancien Financial Secretary, Krishna Guptar, aura droit aux même conditions de service que son prédécesseur, un salaire de Rs 100 000 par mois, une prime annuelle de 25%, une "entertainment allowance" de Rs 7 000 par mois, deux billets d'avions en classe affaires sur le trajet Maurice/Londres/Maurice, une couverture médicale mensuelle de Rs 2 500, une allocation de transport de Rs 8 350 par mois et une voiture de 2 200 cc. Tous ces détails ont été fournis suite à la PNQ du leader de l'opposition.
C'est alors qu'il parlait de "viol permanent de la méritocratie, la politique des petits copains et de la politisation à outrance des institutions" lors de la conclusion de son intervention sur l'Equal Opportunity Bill que Paul Bérenger a évoqué les conditions de la nomination du nouveau directeur du CEB. C'est contraire au principe même de chances égales et ce n'est pas équitable du tout, a-t-il dit. Ce point avait également été martelé plus tôt lors de la PNQ, le leader de l'opposition soulignant que, dans ce cas de nomination interne, la possibilité de postuler aurait dû être donnée à d'autres plus qualifiés et comptant plus de temps de service. Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures Publiques avait lui- même reconnu qu'il y a pas moins de six cadres qui étaient les "senior most" dont Gérard Hébrard, l'actuel directeur adjoint qui compte 42 ans de service au CEB.
Expulsion d'Ajay Gunness
Pour justifier la nomination de Chavan Dabeedin, Rashid Beebeejaun était aussi longuement revenu auparavant sur la nomination des directeurs canadiens du CEB et d'un externe, Ravin Dajee, sous le précédent gouvernement MSM/MMM avec des salaires plus élevés que M. Dabeedin auquel il a attribué un "impressive record" en 16 ans de service au CEB, tandis que le leader de l'opposition a insisté sur son argument à l'effet que la désignation ayant été faite de manière interne, la chance aurait dû être donnée à tous les cadres qualifiés et avec l'expérience requise pour postuler.
La PNQ s'est déroulée dans une ambiance électrique, des accrochages opposant Rajesh Bhagwan au Premier ministre, le député du MMM accusant le gouvernement d'avoir récompensé le nouveau directeur "ki fine travaille pour l'Alliance sociale dans Quatre-Bornes". La tension devait monter d'un cran lorsque Nita Deerpalsing adressera une question au Dr Rashid Beebeejaun sur Jean Mée Desveaux. Levée de boucliers des rangs du MMM, avec des élus de la rangée partant d'Ajay Gunness à Rajesh Bhagwan, en passant par Françoise Labelle et Jean-Claude Barbier, lançant "raciste, to malade toi".
Le Speaker est intervenu pour demander à Ajay Gunness de retirer le mot "raciste" mais ce dernier, après consultations avec le leader de l'opposition devait sèchement dire : "I maintain". Kailash Purryag l'a alors invité à se retirer de l'hémicycle, ce qu'il fit. Toujours est-il que cet incident devait susciter son lot de commentaires, Paul Bérenger soutenant que les travaux se sont déroulés sans anicroche lors de précédentes séances et en l'absence de la députée de Quatre-Bornes. "Ti ploré, ti vine rode ticket ar nou, li ti pé zoure toi, kan pa gagné, ine allé dan PTr", devait lancer un Jayen Cuttaree visiblement exaspéré par la conduite de Nita Deerpalsing.
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