JM et les chefs coutumiers de la République démocratique du Congo

10 June 2007

La Centrale thermique de St-Aubin

Le Week-End 10 Juin 2007

Paul Bérenger à la presse et au parlement


Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".

Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.

Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"


"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.

Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.

Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah.

"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"

Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".

Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociations se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.

Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.

Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.

Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête. 

Fréquentes invocations du Saint… Aubin au Parlement

Rajesh Bhagwan devait aussi être tancé alors qu'il lançait "al rode to lamoné coquin", une remarque qui a provoque de très vives réactions des bancs de la majorité. Après des rappels à l'ordre administrés des deux côtés, le calme est revenu même si le tandem Sithanen/Deerpalsing ne semblait pas vouloir lâcher St Aubin et Jean Mée Desveaux. Il y eut même une tentative du ministre des Finances de refiler une question au Chief Whip, Lormesh Bundhoo, sur le centre thermique du sud mais ce dernier ne devait pas suivre cette directive.

Paul Bérenger : "Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget"

Le Week-End 10/6/2007

"Rama Sithanen a les moyens de présenter un bon budget". C'est la déclaration faite, hier, par Paul Bérenger lors d'une rencontre avec la presse. Le leader du MMM a aussi invité le ministre des Finances d'arrêter de faire "simagrée et badinaz" et "fer dimoune per pou narien". Il a par ailleurs lancé un défi au gouvernement et au "petit lâche Rama Sithanen" d'instituer une commission d'enquête sur la centrale de St Aubin, a insisté pour qu'il y ait des appels d'offres pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port et a exprimé des doutes sur la décision de créer deux compagnies et deux terminaux.

C'est par un rappel de ce qui s'est passé l'année dernière pour le premier budget de l'alliance sociale, dont Rama Sithanen s'est vanté comme étant un "de rupture" alors qu'il aurait dû continuer avec "la réforme à visage humain du gouvernement précédent" que le leader du MMM a commencé pour souligner aussitôt que le ministre des Finances "ine oblizé rékilé lor enn ta kiksoz", comme son intention de taxer les indemnités de retraite des fonctionnaires, les frais d'inscription aux examens, la réintroduction de droits de douane sur certains produits et celle, "en catimini", des subsides sur la farine.

Même refrain cette année, a dit constater Paul Bérenger : "li pé rod fer dimoune per tout comme il l'a fait pour la compensation salariale en faisant croire qu'elle serait bien moindre". "Il a été une nouvelle fois obligé de reculer même si le taux accordé n'est pas suffisant." "Rama Sithanen pé fer simagré, pé fer krawr ki sityason bien difisil de fason ki kan li vine avek en bidzé korek, dimoune soulagé. Sa kalité badinaz-là bizin arété, fer dimoune soufer boukou pou apré rékilé", a dénoncé le porte-parole du MMM.

Après avoir évoqué le taux d'inflation qui a doublé en une année, Paul Bérenger a estimé que le ministre "pé rode fer meme sirk". Sur le budget toujours, il a aussi révélé qu'il est "intéressant noté ki Sithanen fine sové en désordre après ki deux radios fine propose li enn face-à-face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo", le porte-parole du MMM pour l'économie et les finances. "Mo pa étonné ki li sauvé, li per face à face avec Vishnu Lutchmeenaraidoo !", a commenté le leader du MMM.

Avant d'en venir à la situation dans le port, il a tenu à souligner que, dans le cas du scandale du unsolicited bid de la centrale de 110 MW, le ministre Abu Kasenally, acculé, a dit "pas moi çà, Navin Ramgoolam çà et Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam ki fine envoy sa CEB !". "Ce n'est pas une raison pour justifier un unsolicited bid et ne pas procéder à des appels d'offres".

Après Abu Kasenally, c'est au tour de Xavier Duval, souligne-t-il, de venir avec son "pa moi ça, Navin Ramgoolam ça" et de dénoncer un gros opérateur qui cherche à obtenir le monopole et le statut de partenaire stratégique sans passer par des appels d'offres. Et, là aussi, c'est le Fast Track Committee présidé par Navin Ramgoolam qui a référé ce dossier aux organismes portuaires.

Fast Track Committee de Navin Ramgoolam ; "un danger public"

"Ce Fast Track Committee de Navin Ramgoolam est un danger public. Il est inacceptable que pour la production d'électricité et la gestion du port on cherche à éviter de faire des appels d'offres. C'est scandaleux et c'est contre le principe de la bonne gouvernance. La Banque mondiale et l'Union européenne sont contre ce genre de choses", a fait ressortir Paul Bérenger.

Il a insisté sur l'absolue nécessité d'avoir des appels d'offres pour la production énergétique de même que pour le choix d'un partenaire stratégique dans le port, d'autant que ces deux décisions vont engager le pays pour les 50 ans à venir et que si il y a un mauvais choix, cela va peser très lourd à l'avenir. Aussi, il a adressé un avertissement solennel à ceux qui seraient tentés d'aller de l'avant avec ces deux projets sans recourir à des appels d'offres.

Le leader du MMM s'est déclaré par ailleurs "bien troublé" qu'en sus d'un partenaire stratégique sans appel d'offres qui ne doit pas obligatoirement, dit-il, détenir plus de 50% de participation, le conseil des ministres a pris la décision de créer deux nouvelles compagnies distinctes, une avec un partenaire stratégique pour gérer le terminal de conteneur et l'autre, celui du "multipurpose", qui sera "concessioned out".

"Le port se retrouve avec des investissements massifs avec son terminal multipurpose, des travaux de dragage et de gros équipements et c'est un petit port. Quel est la nécessité d'avoir deux compagnies et dans les conditions mentionnées ?"

"Je ne suis pas convaincu que Maurice a besoin de deux compagnies et de deux terminaux", a dit le leader du MMM, qui a conseillé à Xavier Duval, "qui a des magouilleurs tout autour de lui dans le port, banne vrais requins", de revoir toute la situation et qu'il y avait un débat approfondi avec l'opposition, les syndicats et les port users.

À l'heure des questions, Paul Bérenger a dit que les syndicats ont raison de se méfier des tractations entourant cette affaire de partenaire stratégique et a tenu à faire ressortir que même Madagascar a eu recours à des appels d'offres internationaux pour un partenaire dans le port de Tamatave. Il a aussi dit que "Xavier Duval a raison de faire bien attention là où il met les pieds avec les requins, les tazar et autre laf labou qu'il y a dans le port, lequel est en train de dégringoler".

Il a ensuite parlé de ce qu'il a appelé "les bêtises et les insanités" débitées par Rama Sithanen et Abu Kasenally visant Alan Ganoo et tentant de faire croire qu'il y a eu des magouilles autour de la centrale de St Aubin et de Savannah. Paul Bérenger en a profité pour rappeler que, dans un passé récent, Navin Ramgoolam et Rama Valayden avaient formulé des allégations de corruption sur l'achat des deux portiques.

Or, lorsqu'une commission d'enquête fut instituée et présidée par l'ancien chef juge sir Victor Glover, "Valayden ine sauvé, li mem pa ine vini et Navin Ramgoolam ine vine dir nimport koi et kan rapor ine sorti ine confirmé ki tou ti fer prop à 100% et Valayden ti condamné pou so lacheté", a souligné le porte-parole du MMM, qui a aussi évoqué les insinuations sur BPML et que "là aussi, ine sové en désord !"

"Le comité squelette n'a rien trouvé sur St Aubin"

Revenant sur les insinuations de Rama Sithanen au Parlement mardi dernier, qu'il a qualifié de "petit lâche", il l'a mis au défi, lui et son gouvernement de nommer une commission d'enquête présidé par un ancien juge de la Cour suprême pour étudier les conditions dans lesquelles la centrale de St Aubin est entrée en opération. Il a tenu à préciser que, contrairement à ce que Navin Ramgoolam veut faire dans le port et la production d'électricité, dans le cas de St Aubin et Savannah il y a eu des appels d'offres et toutes les procédures ont été suivies par le CEB et ce, "dans une transparence totale".

Intervenant sur le même sujet en sa qualité d'ancien ministre des Services publics, Alan Ganoo a rappelé qu'avant son arrivée à ce ministère en 2000, les négociatins se faisaient directement avec le CEB pour la fourniture d'électricité, mais qu'à partir de 2000 il y a eu trois promoteurs qui ont fait des offres, St Aubin, Médine et Suzor.

Il rappelle aussi qu'il y eut d'abord un Steering Committee présidé par le secrétaire au cabinet Loganaden Ramsamy et que ce comité décida de lancer des Requests for Proposal, lesquels furent lancés, puis soumis à un comité d'évaluation auquel ont aussi participé des officiers du Management Audit Bureau et que ce fut finalement au soumissionnaire le moins élevé que le contrat fut alloué.

Poursuivant le récit des diverses étapes franchies, Alan Ganoo a fait état d'un Technical Committee, présidé par le directeur du Plan Guy Wong So qui s'est lui penché sur les conditions du Power Purchase Agreement, et ce n'est après tout cela que le contrat fut signé avec St Aubin, a souligné le leader adjoint du MMM.

Il n'a pas manqué aussi de souligner qu'il a été le premier ministre des Services publics à avoir déposé sur la table du Parlement le 18 mai 2004 copie du Power Purchase Agreement entre le CEB et la centrale de St Aubin signé le 15 octobre 2003 alors qu'aucun autre, que ce soit celui de Belle Vue ou Beau Champ, n'a été rendu public. Alan Ganoo a aussi révélé que le "comité squelette", celui-là même qui avait travaillé sur le dossier BPML, s'était aussi penché sur le contrat avec St Aubin mais qu'il n'a rien trouvé sur St Aubin et qu'il a dû abandonner la partie. Il a lui mis au défi le gouvernement d'instituer une commission d'enquête.

13 February 2007

Jean-Mée Desveaux conteste le rapport Balgobin

l'express du 13/02/2007

Après Pravind Jugnauth, ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances, Jean-Mée Desveaux, ancien conseiller spécial de l’ex-Premier ministre Paul Bérenger, s’attaque au rapport Balgobin sur le Business Park of Mauritius (BPML). Il réclame, en Cour suprême, la révision des conclusions de ce rapport, tout au moins pour la partie le concernant.

Jean-Mée Desveaux estime qu’il n’y a aucune raison justifiable pour que le comité d’enquête (fact finding committee) sur BPML le blâme. Il considère que se référer à son nom dans ce rapport résulte de méchanceté ou de parti pris et d’une déformation perverse des faits (“malice or personal bias and a perverse distortion”), dans le seul but de l’embarrasser et de nuire à sa réputation.

Il soutient que le président du comité, ainsi que ses deux assesseurs Raj Busgeeth et Bruno Dumazel, ont outrepassé leurs attributions, ont commis un abus de pouvoir et ont failli dans leur tâche de trouver des faits. Il ajoute que la décision du comité de vouloir faire croire au public qu’il existait une perception de “sinister motives” et de “wrongdoings” de sa part était en fait un abus des pouvoirs et des responsabilités qui leur avaient été conférés par l’Etat.

Jean-Mée Desveaux affirme que le comité ne l’a jamais convoqué pour donner sa version des faits. Dans son affidavit, il explique qu’il était membre du conseil d’administration du Central Electricity Board, de la Wastewater Management Authority, de la Central Water Authority, d’Airports of Mauritius et de la Mauritius Revenue Authority, mais n’a jamais agi comme directeur de BPML et n’a pas non plus été membre de ses deux compagnies subsidiaires, Cyber Properties Investment et BPML Freeport Services Limited.

L’action initiée par Pravind Jugnauth a été également appelée hier devant le chef juge Ariranga Pillay. Dans son affidavit, Pravind Jugnauth soutient que les commentaires faits contre lui par le comité ne sont que pure invention.

Me Feroza Moolna, principal State counsel, a informé la cour que le parquet ne déposera pas de contre-affidavits. Les deux demandes seront entendues simultanément à une date ultérieure. Jean-Mée Desveaux a retenu les services de Me Manon Mardemootoo, senior attorney. Me Girish Nunkoo, avoué, représente Pravind Jugnauth.

27 January 2007

Desveaux au Congo

l'express du 27/01/2007

Jean-Mée Desveaux, ancien conseiller de l’ex-Premier ministre, Paul Bérenger, quitte le pays la semaine prochaine pour assumer de nouvelles fonctions dans la République Démocratique du Congo. Il a été nommé, sur recommandation de la Banque mondiale, expert en gestion administrative, technique et financière des grands marchés d’infrastructure et conseiller auprès du ministre des Finances.

05 November 2006

A rejoinder from Jean-Mée Desveaux

Le Week-end 5/11/ 2006

Dear sir,

Following the report of the "Fact Finding Committee" published in your paper last Sunday, I would like to bring the following clarifications for the edification of your readers.

As correctly mentioned in the report, I attended a brain storming session at the inception of the Cyber Village project. As is obvious by its appellation, that session aimed at thrashing out ideas to set the ball rolling with a number of important potential stake holders: grade A contractors, Ministry of Housing and Land representatives, Michael Glover, an active and respected personality of the Sporting field in Mauritius, and representatives from the Mauritius Housing Company.

These stake holders having been brought together, that meeting was my first and last involvement EVER in either Cyber Tower, Cyber Village or any of the accompanying activities that unfolded in the years that followed. While suspending my judgment on the opprobrium that the FF Committee is throwing on such Boards, companies, etc. and the persons who served on them, I have at NO time been a member of ANY of the Boards or companies that were linked directly or indirectly with the Ebene Cyber projects or with this field of activity anywhere in Mauritius. I have never set foot at the Cyber Tower or the Cyber Village before, during or after construction EVER. I have never been involved in any administrative or financial decision associated with the project apart from making sure that the CEB and WMA (where I sat as Director) got a piece of the prime land for their Headquarters at an affordable price. I have not conducted any meeting with anyone to discuss the project or its ramification since that brain storming session where one of my sins was to emit the truism that the project was to be implemented by the private sector. This is so "troubling to the commission" that it can only be inferred that the Commission, in its great wisdom, would have preferred the project to be entrusted to the DWC or the Ministry of Public Infrastructure.

I had more than enough on my plate in 2001 after the debacle that the Labour party had left in its wake to indulge in the JOI or the Cyber tower projects, which were, to boost, of no interest to me. The very proof of my total absence from that field is borne out by the fact that the Fact Finding Committee could not find an iota of excuse to call me to its scrutinizing sessions. Either it is remiss in ignoring what the FFC Report mischievously paints as the architect of the "failure" of the Cyber project(s) or, as is patently obvious, it has no leg to stand on. Similarly, the methodology of the FFC is brought to light when we realize that the MD of the Cyber Tower for 4 years neither gets interviewed nor criticized for the dismal failure he is supposed to have presided over, while my involvement in a brain storming session of 60 minutes in October 2001 causes me to be pilloried for a series of projects I had absolutely no involvement in.

Your readers are now better able to decide for themselves whether the "facts" found by this Fact Finding Committee are worth the paper they are written on. The atmosphere of conspiracy, the ominous halo that accompanies every mention of my name, everything points to the fact that a fawning commission had to deliver the political package that a desperate Government paid it for. That it has distorted facts to the detriment of the truth it was supposed to bring to light is a matter that the members of the committee will have to live with. As to the innuendos associating me with a "flawed" bidding process in which I had no role whatsoever, it is a despicable abuse by cowards hiding behind the immunity from legal proceedings of such commissions. It is to be treated with the contempt that they have brought over themselves in this ultimate chance they had to make it to posterity.


Yours truly,

Jean-Mée Desveaux

04 November 2006

“Baseless report”

l'express du 04/11/2006

By Jean-Mée DESVEAUX

Thank you for being the first commentator to note the dastardly Fact-Finding Committee’s treatment of my person in your editorial ( See “La polémique est lancée by Raj Meetarbhan in yesterday’s edition). I would be grateful if you could bring the following clarifications for the edification of your readers so that they may appreciate the utterly contemptible nature of the FFC’s exercise.

As correctly mentioned in the report, I attended a brainstorming session at the inception of the Cyber Village project. As is obvious by its appellation, that session aimed at thrashing out ideas to set the ball rolling with a number of important potential stakeholders: grade A contractors, Ministry of Housing and Land representatives, representatives from the Mauritius Housing Company and Michael Glover, an active and respected personality in the Sporting arena in Mauritius.

These stakeholders having been brought together, that meeting was my first and last involvement EVER in either Cyber Tower, Cyber Village or any of the accompanying (managerial, financial, tendering etc.) activities that unfolded in the years that followed.

While suspending my judgment on the opprobrium that the FF Committee is throwing on such Boards, companies etc. and the persons who served on them, I have at NO time been a member of ANY of the Boards or companies that were linked directly or indirectly with the Ebene Cyber projects or with this field of activity anywhere in Mauritius. I have never set foot at the Cyber Tower or the Cyber Village before, during or after construction -EVER. I have never been involved in ANY administrative or financial decision associated with the project(s) apart from making sure that the CEB and WMA (where I sat as Director) got a piece of the prime land for their headquarters at an affordable price. I have not conducted any meeting with anyone to discuss the project or its ramification since that brainstorming session where one of my sins was to emit the truism that the project was to be implemented by the private sector. This is so “troubling to the commission” that it can only be inferred that the Commission, in its great wisdom, would have preferred the project to be entrusted to the DWC or the Ministry of Public Infrastructure!

I had more than enough on my plate in 2001 after the debacle that the Labour party had left in its wake, to indulge in the JOI or the Cyber tower projects, which were, in addition, of no interest to me. The very proof of my total absence from any involvement in the Cyber activities is borne out by the fact that the FFC could not find an iota of excuse to convoke me to its scrutinizing sessions. I was therefore to be blamed, as is the habit in the worse of banana Republics (which Mauritius is fast becoming under Navin Ramgoolam), without even being granted the opportunity to answer the FFC’s questions. Either the FFC was remiss in not convoking the man its Report mischievously paints as the architect of the “failure” of the Cyber project(s) or, as is patently obvious, it has no leg to stand on in its underhand attempt to pin any responsibility on me whatsoever. Similarly, the flawed methodology of the FFC is brought to light when we realize that the MD of the Cyber Tower for 4 years was neither interviewed nor criticized for the dismal failure he is supposed to have presided over, while my involvement in a brainstorming session of 60 minutes in October 2001, causes me to be pilloried for a series of projects I had absolutely no involvement in.

Your readers are now better able to decide for themselves whether the “facts” found by this Fact-Finding Committee are worth the paper they are written on. The atmosphere of conspiracy, the ominous halo that accompanies every mention of my name, everything points to a fawning commission delivering the pathetic political package that a desperate Government paid it for with taxpayers’ money. That these men have distorted readily accessible facts to the detriment of the truth which they were supposed to bring to light, is a matter that the members of the committee will have to live with. As to the innuendos associating me with a “flawed” bidding process in which I had NO involvement whatsoever, it is a despicable abuse of basic decency. This vile and totally baseless accusation is to be treated with the contempt that the members of this FFC have brought over themselves in their last chance to make it to posterity.


03 November 2006

La polémique est lancée

l'express du 03/11/2006

Par Raj MEETARBHAN

On tourne en rond dans la polémique autour de la société BPML. La communication gouvernementale s’appuie sur quelques insinuations faites dans le rapport Balgobin pour affirmer qu’il est “accablant” à l’égard des anciens dirigeants. Ces derniers soutiennent que tout l’exercice n’est qu’une opération politicienne qui vise à faire diversion. Ils ne discutent pas du fond du sujet. Ils se disputent.

La majorité au pouvoir s’empresse de tirer un capital politique du rapport Balgobin alors que l’urgence est de mettre en application ses recommandations. Plusieurs mesures concrètes y sont suggérées pour assainir la situation financière de BPML. Elles vont de la résiliation du bail des locataires du Cyber Village qui n’ont pas encore démarré leur construction à une injection de capital frais dans la société afin de réduire son endettement. Le gouvernement devrait utiliser ses ressources à bon escient et commencer à appliquer ces mesures plutôt que d’aligner quatre ministres trois fois par semaine pour donner des conférences de presse sur la question.

Dans une exploitation politicienne du rapport, les ministres donnent l’impression que le rapport fait état de fraude. En vérité, dans ses conclusions, le comité Balgobin évoque un “mismanagement of the affairs of BPML and its subsidiaries” et une “clear political interference” ou encore une “gross administrative negligence” avant d’affirmer que “BPML has been governed by an incompetent Board of Directors”. Il n’y a pas d’allégations de fraude.

Le rapport n’établit aucun cas de malversations mais recommande que ses observations sur le Cyber Village soient soumises à l’Icac pour un “full probe”. S’il est abusif de parler de “fraude” sur la base de faits établis à ce stade, il n’en reste pas moins qu’il faut effectivement apporter un éclairage sur certains points. Par exemple, il faut savoir pourquoi la construction des immeubles résidentiels et les travaux d’infrastructure au Cyber Village ont coûté Rs 540 millions alors que le “Quantity Surveyor” de la MHC les avait estimés à Rs 398 millions. De même, il faut que les premiers administrateurs de BPML expliquent pourquoi ils n’ont pas commandé une étude de faisabilité du projet mais se sont contentés d’un “Concept document”.

Cela dit, nous devons réserver un accueil circonspect à quelques remarques contenues dans le rapport et dont le ton n’est pas totalement neutre. Quand les auteurs du rapport écrivent “one Jean Mée Desveaux” pour désigner le conseiller spécial de l’ancien Premier ministre, cela suscite des interrogations. Puis, on comprend mal les raisons qui ont motivé les commentaires du comité Balgobin sur une question qui a été à l’origine d’une vive polémique avant les législatives de 2005. Il s’agit de la paternité du projet de la Cybercité. Le comité n’hésite pas à trancher en faveur de Navin Ramgoolam : “The country badly needed this fifth pillar as was negotiated by the actual Prime Minister in Delhi during his previous term in office as mentioned by Shri Manmohan Singh in his address for the inauguration ceremony of Cybertower 1.” Ce commentaire était superflu car la question de paternité ne relevait pas des attributions du comité. De plus le discours de Manmohan Singh, prononcé le 1er avril 2005, avait soulevé de sérieuses protestations. Un ancien ministre l’avait qualifié de poisson d’avril. Après le rapport Balgobin, on nage toujours dans les eaux troubles de la polémique.